IX. — Cartault. — Satires d'Horace
J94 ÉTUDE SLR LES SATIHES d'hOHACE
Apostrophe aux dieux : S. II, -'{, 288 : luppiter... S. II, 6, o : Maia nate... Au début d'une prière; v. 20, Matutine pater, seu lane libentius audis... Invocation. S. I, îi, 2i .: Ora manusque tua lauinuis, Feronia, lympha. Apostrophe de rhétorique, pour faire honneur à la déesse Feronia ; v. ol sq. : Nunc milii... Musa uelim memores. C'est une apostrophe épique, dont la pompe est destinée à faire contraste avec la ténuité du sujet. S. I, 2, 17 sq. : Maxime... luppiter. C'est une véritable exclamation. S. II, 8, (il sq. : heu, Fortuna, quis est crudelior in nos Te deus? L'apostrophe à la Fortune rend la chose plus pathétique. S. II, 2, 40 sq : At nos, Praesentes, Austri, coquite'... Apostrophe indignée. S. II, 4, 42 sq. : 0 pater et rex luppiter... Dans un souhait solennel.
Apostrophe aux objets inanimés : S. I, 2, 92 : O crus, o bracchia ! C'est une expression vive d'admiration passionnée. S. II, 6, 60 sq. : 0 rus... 0 noctes cenaeque deum... Dans un souhait passionné.
III. V exclamation. C'est une fijj^ure de passion correspondant à une émotion vive ; H. ne s'en sert que rarement dans les S., et OQJours lorsqu'elle est justifiée par les circonstances.
S. I, 4, 21 sq. : Beatus Fannius... II. veut rendre l'ironie plus directe. S. I, 9, 28 : Felices!... C est une de ces expressions de bon augure dont on fait suivre la mention de la mort. S. II, (), 49 : Fortunae filius ! Exclamation familière par laquelle le public traduit sa jalousie envers H. S. II, 8, 18: Diuitias miseras!- H. ne peut retenir l'expression de son dédain envers Nasidienus. S. I, 9, 72 sq. : lluncine solem Tam nigrum surrexe mihi! II. ne peut s'empêcher de s'apitoyer sur son propre sort. S. I, o, 43 : 0 qui conplexus et gaudia quanta fuerunt ! Le cœur d'H. déborde de tendresse ; v. ,')8 sq. : 0 tua cornu Ni foret exsecto frons... Expresssion comi(pie de terreur simulée. S. II, 6, 8 sq. : 0, si angulus iste... 0, si urnam argenti... Souhait passionné; v. 63, 0, quando faba Pythagorae cognata... ? Désir ému.
O pucri, aposlroplie amicale. S. II, 3, 205 : O ère, de même ; v. 326 : 0, maior lanclem parcas, insane, minori, apostrophe méprisante. S. II, 5, 5 : O iiulli ;(iuic(|uam menlite, aposliophe admirative. S. II, 6, 51 : O boue, aposlroplie amicale. S. II, 7, 70 : O, lotieiis seruus, apostrophe méprisante.
1. Prcwaenti'S a le sens piédicatif et doit être construit avec coquite ; c'est une brachylogie pour : praesentes adeste et coquite.
2. La leçon miseras paraît appuyée par celle du v. 66 de la S. II. 2 : In neutram parlem cultus miser.
Quelquefois, mais très rarement. H. adopte pour la phrase une tournure exclamative qui lui donne plus de vivacité : S. I 2, 47 sq. : Tutior at quanto merx est... ! V. 7.3 sq. : At quanto meliora monet...! S. I, 3, 83 sq. : Quanto hoc furiosius atque Maius peccatumst! S. II, I, 21 sq. : Quanto rectius hoc...! Exclamation de reproche : S. II, 6, o3 sq. : Vt tu Semper eris derisor ! S. II, 8, 62 : Vt semper g-audes inludere rébus Humanis ! Exclamation douloureuse : S. I, 3, 66 sq. : Eheu! quam temere in nosmet legem sancimus iniquam! S. II, 3, lo7 sq. : Eheu! quid refert...? S. II, 8, 61 : Heu, Fortuna. quis est...?