‹ Étude sur les sénésChapitre 14 sur 26 · NOR · texte numérisé non relu

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À dose faible le séné, associé à différents laxatifs, est l’un des meilleurs moyens d'assurer la liberté du ventre chez les personnes sujetles à une constipation habituelle de nature alonique.

C'est aussi un excellent purgatif que lon fait intervenir quand il s’agit d'entretenir une dérivation vers les intestins, parce qu’il a l’avantage de ne pas laisser de constipation après son emploi, et qu’il peut être continué très-longlemps sans inconvénient pour les fonctions gastro-inteslinales.

Par contre, il est formellement proserit dans les cas d’inflammation du canal alimentaire et du périloine, chez les hémorrhoïdaires, chez les femmes grosses ou sujettes aux ménorrhagies ou affectées d’un prolapsus utérin ou rectal.

L'action stimulante qu’il exerce sur la circulation le rend aussi moins propre que les purgations salines ou l’huile de ricin dans les maladies aiguës fébriles.

Chaque fois qu’on aura recours à une purgation par le séné, - on devra toujours employer le séné de palle ou mieux celui de Tinnevely, qu'on prendra à l’état de poudre ou d’infusion, parce que ces préparations sont les plus sûres et les plus actives.

Dans le Journal de pharmacie de Londres (1873), Buckheim présente ces considérations sur le séné de l'Inde: « Quand on l’épuise par l'alcool, celui-ci lui enlève son odeur et sa saveur nauséabondes, sa matière janne colorante, sans toucher aux principes actifs. Ainsi épuisé, le séné donne une infusion doucâtre, dépourvue de saveur désagréable qu’on peut donner aux enfants avec un peu de café. »

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