‹ Étude sur les torrents des Hautes-AlpesChapitre 21 sur 50 · Hl · texte numérisé non relu

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(1) La quantité d'eao qai tombe en Sibérie est pen connae. D'a|irès Kaemtx, die iDonllle à peine la terre : Schmidt dit qu'en certaines loealilés, elle ne dépasse pas 25 millimètres.

Les obstacles opposés au vent ont^ sur le phénomène de la pluie, une influence majeure et sur laquelle il importe de nous arrêter ici.

Lors^|ue le vent pluvial rencontre une éminence qui l'oblige à s'élever, un double ejffet se produit : Tascension de Tair amène par elle-même un refroidissement et, par suite, une condensation de vapeur; mais, en outre, le courant atmosphérique détourné de sa direction subit un frottement contre la surface refroidie de la terre et la pluie est, comme on l'a dit, mécaniquement exprimée des nuages. Pour ces raisons, il pleut davantage sur les caps que sur les côtes ouvertes; mais, dans les fiords profonds de la Norwége, le vent pluvial, brus-

quement arrêté par une muraille de rocher, dépose uu maximum de pluie.

II tombe annuellement à Bergen 2 mètres de pluie ; à Bordeaux seulement 719 millimètres; à Nantes, 1 mètre, à Cherbourg 830 millimètres.

Sur le littoral de la Méditerranée, le vent pluvial souffle de Test ou du sud-est, perpendiculairement à la muraille des Cévennes qui sont assaillies par de violentes averses (^). Il tombe annuellement à Marseille 512 millimètres de pluie; à Toulon, 505; à Nîmes, 640 ; à Montpellier, 770 ; à Viviers, au pied des montagnes, 900; à Joyeuse, au fond d'une vallée, 1.300 millimètres.

La région du Jura est caractérisée par les chiffres suivants : Lyon, 776 millimètres; Mâcon, 876; Bourg, 4".172; Syam(dans les gorges) 1™.630.

C'est à tort que certains auteurs ont cru pouvoir conclure de ces chiffres, ou d'autres analogues, que la hauteur de pluie recueillie, en un lieu, croît avec l'altitude de ce lieu. Ainsi formulée, la loi n'est pas exacte et ne pourrait s'expliquer. Le phénomène est mécanique autant que physique; il est plus intelligible sous la formule suivante : La tranche pluviale est d'autant plus épaisse que le courant atmosphérique, arrêté par un

(i) Voir ci-après, au chapitre V, quelques détails sur les pluies de TArdèche.

obstacUy est forcé de s'élever plus rapidement. Ce n'est donc pas l'altitude de lieu qui importe le plus, c'est \ incidence suivant laquelle le vent pluvial frappe le revers qui l'arrête ; mais cette loi de \' incidence n'est pas facile à déterminer.

Ainsi, pour comparer deux pluviomètres, il faut tenir compte de leur altitude absolue et, en outre, de la pente et de la configuration des versants qui les supportent. Le tableau suivant, où sont réunies plusieurs localités situées dans les gorges du Jura, montre que l'altitude n'est pas l'élément dominant, car le maximun de pluie est loin de correspondre au maximum d'élévation (1).

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