‹ Étude sur les troubles de la miction dans les maladies du système nerveuxChapitre 15 sur 34 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Étude clinique.

EF. Ataxie ltocomotrice.

Les troublesde miction de l’ataxie locomotrice ont été mentionnés pour la première fois je crois par Duchenne (dé Boulogne) (1). Ils ont été depuis étudiés surtout par M. Topinard (2), par M. Charcot (3), par mon savant maître le professeur Guyon, qui en a observé un très grand nombre de cas, eta bien voulu me faire profiter des résultats de sa vaste expérience sur cesujet. Enfin M. Fournier (4) a écrit sur les troubles urinaires de l’ataxie, le chapitre le plus complet qui ait encore été publié, dans son remarquable livre sur l’ataxie locomotrice.

J'ai compulsé un très grand nombre de thèses sur l’ataxie locomotrice, et j'ai pu ainsi m’assurer que la proportion des ataxiques ayant eu des troubles urinaires est considérable; c’est malheureusement à peu près le seul renseignement que j'ai pu en tirer, car dans toutes ces observations, même les mieux prises, on se borne généralement à mentionner l'existence de troubles de la miction : on trouve que le malade a eu de la rétention d'urine, ou plus souvent de l’incontinence, et le symp-

(1) Duchenne (de Boulogne). De l’électrisation localisée.

(2) Topinard. Ataxie locomotrice, 186%.

(3) Charcot. Leçons snr les maladies du système nerveux,

(4) A. Fournier. De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique

tôme n'est pas analysé, on ne sait quand nicomment il se produit, à quelle période de la maladie ; or l’étude minutieuse du symptôme danstous ses détails a une grande importance. J'ai done dû renoncer à me servirdes observations publiées antérieurement, et j'ai cherché à en recueillir le plus grand nombre possible. J'ai, avec l’autorisation des chefs de services auxquels je renouvelle ici l'expression de ma reconnaissance, pris les observations de tous les ataxiques de J’hôpital Laënnec, d’un très grand nombre de ceux de l’hospice de Bicêtre, et d’un certain nombre des malades de la Salpétrière, et c’est au moyen de ces observations que j’ai rédigéce chapitre.

Page 1