‹ Étude sur les troubles de la miction dans les maladies du système nerveuxChapitre 16 sur 34 · I. FRÉQUENCE ET ÉPOQUE DE L'APPARITION DES SYMPTÔMES URINAIRES · texte numérisé non relu

I. FRÉQUENCE ET ÉPOQUE DE L'APPARITION DES SYMPTÔMES URINAIRES

Ainsi que je l’ai dit tout à l'heure, les troubles urinaires sont très fréquents chez les ataxiques: Sur centsoixante observations environ qui se trouvent dans le mémoire de M. Topinard, les troublés de miction sont mentionnés quarante-sept fois, ce qui constitue uneproportion d'environ 8 sur 10.

Si je m'en rapporte à mes propres observations, j'arrive à la proportion d’environ 9 sur 10. Il est vrai que mon interrogatoire a été toujours fait à ce point de vue, et que bon nombre de malades qui n’accusaient pas spontanément des troubles urinaires ou qui au premier abord déclaraient ne pas en avoir, montraient bientôt par leurs réponses à un interrogatoire un peu détaillé que la miction était bien loin d’être normale chez eux.

Je crois donc pouvoir formuler cette proposition Presque tous les ataxiques ont ou ont eu à une époque quelconque de leur maladie, des troubles de la miction.

Le moment de l'apparition de ces troubles, est en effet des plus variables: dans la moitié des cas environ (49

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sur 38), les symptômes urinaires n’ont apparu qu'à la troisième période de la maladie où à la fin de la seconde, alors que lataxie était confirmée depuis plusieurs années déjà.

Moins souvent (un cinquième des cas environ), la miction a commencé à être troublée en même temps qu'apparaissaient les douleurs fulgurantes.

Mais ce qui est bien plus important, c’est de voir que dans près du tiers de mes observations (12 sur 38) l'apparition des troubles de la miction a précédé ceile des premiers symptômes, qu’on est habitué à rattacher ordinairement à l’ataxie locomotrice.

Parfois, les premières douleurs fulgurantes ou les premiers troubles locomoteurs ont suivi de près l'apparition des symptômes urinaires(15 jours dans l’obs. IX).

D’autres fois, au contraire, il s’est écoulé des années pendant lesquelles les symptômes tabétiques sont restés limités à un désordre de la miction.

Ce fait. sur lequel MM. les professeurs Guyon et Fournier ont insisté à juste titre, mérite qu’on le prenne en sérieuse considération, car il y aura lieu dese demander si dans tous ces cas on n'aurait pas pu arriver à diagnostiquer la sclérose des zônes radiculaires postérieures de la moelle encore à son début, avant qu’elle n'ait donné lieu aux symptômes classiques du tabes dorsalis. Je revisndrai sur cette importante question à la fin de ce chapitre.

Des troubles urinaires ont pu s’atténuer ou même disparaître pendant que la maladie continuait à progresser.

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