‹ Étude sur les troubles de la miction dans les maladies du système nerveuxChapitre 17 sur 34 · ÉTÉ · texte numérisé non relu

ÉTÉ

les autres symtômestabétiques, etserangent absolument dans le même cadre : |

C'est ainsi que, si on prend les troubles de la sensibilité, on sait qu’on trouve chez lesataxiques : 1° des douleurs fulgurantes ; 2° de l’anesthésie localisée.

Du côté des organes urinaires, même chose : 1° des douleurs fulgurantes (crises vésicales ou urèthrales); 2 de l’anesthésie, soit de la muqueuse vésicale, soit de l’urèthre, soit des deux ensemble.

Si on considère les troubles moteurs, on constate l'existence de phénomènes d'ordre paralytique, et d’incoordination motrice. Il en est de mème du côté des voies urinaires où l’on rencontre des symptômes dus à la paralysie ou mieux à la parésie des muscles de la vessie ou de l’urèthre, et des symptômes qu'il est impossible d'expliquer à moins d'admettre une véritable incoordination motrice de ces mêmes parties musculaires, à laquelle peut se joindre l’incoordination des muscles abdominaux adjuvants de la miction.

Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi on se refuserait à admettre l’incoordination motrice de la vessie, sous prétexte que c’est un muscle lisse, alorsqu’on voit fréquemment un fait de même ordre s’accomplir lors des crises gastriques de l’ataxie. Les vomissements, qui se produisent fréquemment pendant ces crises, ne peuvent pas s'expliquer uniquement par des contractions du diaphragme et des muscles abdominaux qui n’ont jamais été signalées dans ces cas, que je sache; force est bien d'admettre des contractions anormales antipéristaltiques de la tunique musculeuse de l'estomac. J’admetsla même explication pour le muscle vésical, et les symptômes que je décrirai dans un instant me semblent ne pouvoir se rapporter qu'à une véritable ataxie vésicale, à laquelle s'ajoute probablement l’incoordination du sphincter strié de la région membraneuse de l'urèthre.

On voit souvent les troubles moteurs succéder aux troubles de la sensibilité et réciproquement, on peut les voir alterner entre eux ou alterner avec d’autres symptômes du tabes : enfin c’est parfois en même temps qu’une crise de douleurs fulgurantés, souvent une crise gastrique qu’on voit se produire des troubles de miction.

Il est un troisième ordre de symptômes urinaires qui dépend des deux premiers, surtout des troubles moteurs, et leur est consécutif, je veux parler de la cystite, qui n’est pas rare dans ces ças, et survient généralement à une période avancée de la maladie; je ne reviendrai pas sur sa pathogénie (voir page 61).

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