‹ Étude sur les troubles de la miction dans les maladies du système nerveuxChapitre 23 sur 34 · V. — Sclérose en plaques · texte numérisé non relu

V. — Sclérose en plaques

J'ai pu constater trois fois l’existence de troubles de la miction chez des malades atteints de sclérose en plaques. Dans un des trois cas, il s'agissait d’une certaine difficulté dans l'émission de l’urine qui exigeait des efforts assez prolongés (obs. LXXX VII). Ilestà remarquer que cette difficulté n’était pas constante et que, parfois, la miction se faisait facilement.

Dans les deux autres observations, il y a eu des périodes de rétention absolue nécessitant le cathétérisme. L'observation du nommé Geyter est excessivement

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instructive pour éclaïrer la pathogénie de ces accidents urinaires : Chez ce malade, lorsqu'on pratiquait le cathétérisme, lasonde était arrêtée pendant quelque temps ‘au niveau de la région membraneuse du canal, et serrée de teile façon qu'il était, pendant un moment, impossible de la faire pénétrer plus loin ni de la retirer. Les membres inférieurs étaient en même temps le siège de contractures très-intenses.

: Test impossible de voir le spasme uréthral démontré plus nettement.

Chose encore intéressante à noter, chez ce malade, la rétention se reproduisit à plusieurs reprises, et toujours elle fut consécutive à l’application de pointes de feu le long de la colonne vertébrale. Cette rétention cessait assez promptement et ne reparaissait pas avant la suivante cautérisation, si ce n’est à la suite d’une vive émotion, d’une violente contrariété.

Il est à remarquer que ces mêmes causes contribuent aussi à exagérer momentanément la contraction des membres, ou à provoquer la trémulation.

Chez le nommé Boust, la disparition brusque de la rétention d'urine qui ne se reproduit plus, semble bien indiquer qu’elle était due à un spasme. Enfin, dans le troisième cas, on arrive à la même conclusion si on tient compte de la mobilité du symptôme : l’urine étant évacuée tantôt avec facilité, tantôt péniblement et avec efforts prolongés; variabilité comparable à celle de la

contracture des membres inférieures qui changeait d’un jour à l’autre.

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