‹ Étude sur les troubles de la miction dans les maladies du système nerveuxChapitre 28 sur 34 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

Le 30. Le malade urine seul. Mais comme ses urines sont troubles, on le sonde chaque fois pour faire des lavages boriqués. Il a de l’incontinence d'urine.

4e septembre. Les urines sont claires. On cesse les lavages. Incontinence d'urine persistante,

22 octobre. Le malade part pour Vincennes. Même état.

48 novembre. Le malade rentre à Beaujon.

La sensibilité et le mouvement sont complètement revenus.

Même état de la vessie qu’au moment de son départ pour Vincennes. Il mouille son lit chaque nuit, et porte pendant le jour un appareil pour recueillir l'urine.

Le 93. Il quitte l'hôpital dans le même état.

Il est probable que ce malade présentait comme cela se produit en pareilles circonstances, la miction involontaire ou inconsciente et fréquente, et non pas l’incontinence absolue, mais la chose n’a pas été vérifiée directement pendant son séjour à l'hôpital.

OBs. XLVIII. — Paraplégie. Rétention suivie de miction involontaire.

Y... Jean, 33 ans. Hôpital Laënnec. Service de M. Ferrand. Salle Beau, 17.

Luxation de la colonne vertébrale en octobre 1882, à la suite d’une chute de voiture; ilen résulte immédiatement une paraplégie complète. Il aurait eu au bout d'un mois une rémission de sa paraplégie, mais bientôt la jambe gauche d’abord, puis la droite, se paralysèrent de nouveau. )

Aussitôt après l'accident, il eut de la rétention d'urine, et ne pui uriner qu'avec la sonde pendant environ un mois. Au bout de cetemps, il a pu uriner seul : il avait des besoins fréquents, éveillant une sensation très vive, mais il ne pouvait retenir l'urine qui s’écoulait dans son lit avant qu’il eut eu le temps de prendre son urinal.

Depuis cinq à six mois, les besoins sont moins fréquents, moins impérieux, et il a le temps de prendre son urinal.

Os. XLIX. — Fracture de la colonne vertébrale. Paraplégie.

(Communiquée par M. Martha, externe des hôpitaux). ;

Mang.…, charretier, âgé de 67 ans, entre le 2 novembre 1883, salle Boyer, 9, dans le service de M. Nicaise, hôpilal Laännec.

Il y a trois mois il est tombé, étant debout dans son tombereau, de sa hauteur, dans sa voiture. Transporté à l'hôpital Lariboisière il présentait, à ce moment, une impolence complète des membres infé-

— HAS rieurs. Le niveau de la fracture siège entre la 12e dorsale et la première lombaire. |

Etat actuel. Paraplégie complète sans contracture. Anesthésie. Les premiers jours le malade avait présenté une rétention complète d’urine, et on dut pratiquer le cathetérisme tous les jours; les urines étaient très troubles.

Depuis un mois, il pisse par incontinence. Cependant, si on pratique le cathetérisme, on trouve une certaine quantité d'urine dans la vessie (250 grammes). Les urines sont troubles, ammoniacales et conlennent des traces d’albumine. Le malade ne sent pas le besoin d’uriner. Anesthésie de la vessie et de l’urèthre.

OBS. L. — Fracture de la colonne vertébrale (119 dorsale). Paraplégie.

(Obs. recueillie par M. Martha, externe des hôpitaux).

Le nommé Puchel, 35 ans, couvreur, entre à l’hôpital Laënnee, le 24 juin 1883.

Etant en état d'ivresse, il tombe d’un troisième étage. Immédiatement après l'accident, on observe une paraplégie complète des membres inférieurs, vives douleurs au niveau de la région dorsale, ainsi que dans les membres inférieurs. è

La sensibilité à la chaleur, au froid, à la piqûre est abolie dans les Jambes et jusque vers la partie moyenne de la cuisse. Le siège de la fracture se trouve au niveau de la partie inférieure de la colonne dorsale.

Deux heures après l’accident, plusieurs garde-robes involontaires ; en même temps rétention d'urine; le catéthérisme pratiqué trois heures après la chute, donne issue à 850 grammes d’une urine rouge, ne contenant ni sucre, ni albumine. Cette rétention absolue persiste pendant dix jours. Cathétérisme quatre fois par jour.

Vers le 10° jour, le blessé se mit à uriner iuconsciemment ; il ne sentait pas le besoin d’uriner.

Ce n’est qu'à partir du mois d'octobre que le malade perçut le besoin d'uriner, et il pisse dans son urinoir depuis cette époque. Pas de cystite, pas d’anesthésie de l’urèthre ni de la vessie. La sensibilité revient peu à peu. Il peut remuer et soulever légèrement ses membres inférieurs et donner à ses orteils quelques mouvements de flexion et d'extension.

Geffrier. 19

O88. LI. — Fracture de la colonne vertébrale (12° dorsale). Paraplégie.

(Communiquée par M: Martha, externe des hôpitaux).

Au mois de février 1881, Junet, âgé de 22 ans, mégissier, est précipité par la fenêtre et tombe de la hauteur d’un troisième étage. Paraplégie et anesthésie complète.

Pendant les premiers mois, rétention d’urine nécessitant le cathétérisme. Depuis trois mois sonde à demeure, Anesthésie de l’urèêthre et de la vessie, fracture siégeant vers la 12 dorsale.

Troubles trophiques des membres inférieurs. Vaste eschare du sacrum et de la région dorso-lombaire, fistules uréthrales.

Depuis quelques jours le malade est pris de grands frissons répétés; grandes oscillations de température, perte d’appétit, sueurs profuses, tous les signes de l'infection purulente.

O8s. LII. — Fracture de la huitième vertèbre dorsale, Paraplégie, Rétention | complète suivie de parésie vésicale.

(Obs. de J. Gay (The Lancet, 1876), in thèse de Carañi (résumée).

Un maçon de 21 ans tombe sur le dos d’une hauteur de 4 mètres, le 30mai,à 8 heures du matin. On constate qu'il s’est fait une fracture de la colonne vertébrale au niveau de la 8° vertèbre dorsale. La paraplésie est complète, il y a rétention d'urine.

La respiration est très gênée, elle se fait mieux après qu’on a tenté la réduction de la fracture par une extensionflente et progressive.

1 juin. Apparition d’eschares ; selles rares, inconscientes.

Le 15. Urine ammoniacale, on fait des injections au permanganate de potasse.

Le 20. Sensation de picotement au moment du catéthérisme.

10 juillet. Urines troubles.

Le 21. Urine acide ; érections complètes. La sensation revient dans différents endroits ; le malade commence à retenir un peu l'urine.

9 août. Retour de quelques mouyements dans les membres inférieurs.

18 novembre. Assez grande mobilité du tronc. Le malade ne conserve aucune influence sur la mobilité des membres inférieurs, un peu plus sur la vessie et le rectum. Il, marche avec des béquilles, ou en + sur les meubles. L’urine est claire, limpide, légèrement acide.

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