‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 10 sur 33 · LA. VERS · texte numérisé non relu

LA. VERS

travaux de ses prédécesseurs ou de ses contemporains,

il éprouvait tout par lui-même. Nous n'avons point ici l'intention d'entrer dans une analyse détaillée du Trailé des Accouchements de Mauquest de la Motte, ce n'est point le but de cette thèse; nous ne pouvons faire qu'une chose, c'est d'en montrer les grandes lignes. Rien d'intéressant sur le bassin, sauf quelques histoires de bossues ayant eu des accouchements naturels.

À propos de la situation du fœtus, La Motte réagit un peu trop, il nous semble, contre les idées régnantes. Il fait cependant ressortir avec raison que dans les premiers mois de la grossesse il est si petit qu'il peut prendre n'importe quelle attitude. Plus tard il n’en est pas tout à fait de même, dès qu'il a atteint un certain volume, mais ici encore tout dépend de la résistance qu'offre la matrice et de la capacité de celle-ci. Au reste, à côté des mouvements de totalité, il y a des mouvements partiels beaucoup plus fréquents, où le fœtus remue ses bras et ses jambes, etc. L'enfant change en somme de présentalion chaque fois qu'il en ressent le besoin. Il croit que les circulaires du cordon ont une grande influence sur les changements d’attitude ou au contraire sur leur maintien.

Comme accouchement naturel, Mauquest de la Motte, infidèle aux théories hippocratiques, regarde comme naturel tout accouchement qui ne réclame pas l'intervention de l’art. Il dit que l'accouchement par le pied ou par le siège peut parfaitement s'accomplir spontanément. 295 observations d’accouchements par le siège permettent de se faire une idée très nette de cette

variété de présentation. Notons que dans un de ces cas où le siège ne voulait pas descendre (probablement il s'agissait d'une présentation mode des fesses), il réussit à tirer dehors et à amener l'enfant, mais il avait succombé pendant le travail. Il y a aussi une observation d'accouchement par les genoux. Il les déplia et pu retirer facilement l'enfant de l’excavation pelvienne. Quand le fœtus se présentait par un seul pied, il croyait devoir aller à la recherche de l'autre membre inférieur. La version lui avait appris que les présentations par les pieds, sauf quelques exceptions, sont aussi naturelles que les présentations du sommet, et elles peuvent être terminées beaucoup plus promptement; on évite facilement l’enclavement avec quelques précautions.

Mauquest de la Motte ne croyait pas non plus que l'accouchement gémellaire düût être rangé dans les accouchements contre nature. Du reste, dit-il, la limite est bien vague entre les accouchements naturels, contre nature, et non naturels. Dans cette dernière catégorie, La Motte rangeait les accouchements dans lesquels la face est tournée en avant (OIDP ou OIGP); le travail est plus long et plus difficile que quand la face regarde le sacrum.

L'accouchement par la face ne serait vraiment difficile que chez les fœtus à terme; il a vu des présentations de la face dans des accouchements prématurés se terminer sans difficulté aucune. Du reste les cas 148 et 149 montrent que même les gros enfants peuvent venir au monde dans ces circonstances, mais par exemple avec le visage très tuméfié.

Les cas 150 et 151 se rapportent à des présentations du cou; il craint beaucoup les présentations par les oreilles, auxquelles on remédie si facilement de nos jours par le forceps. Les présentations de la nuque, si elles ne se réduisent pas d’elles-mêmes, nécessitent la version. L'observation 293 a trait à une présentation du dos et celle du n° 294 à une présentation du ventre. Il a réussi la version dans un cas où il y avait engasement de la tête, d'un pied et des deux bras (n° 280).

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