‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 21 sur 33 · GR · texte numérisé non relu

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eaux roussätres en très petite quantité. M'ayant consulté sur cet événement. je lui dis qu'il provenait d'une grossesse, bonne ou mauvaise, qui paraissait ébranlée. Je lui conseillai la saignée, et le secours du lit. Elle observa mon ordonnance, et cependant ne fut pas mieux. Elle rendit à quelques jours de là, sans beaucoup de douleurs, et sans perte de sang, un fœtus de six à sept semaines;.le délivre resta dans la matrice, à cause de l'adhérence qu'il conservait encore. Il n'y eut d'abord que peu ou point d'écoulement, mais, vers le cinquième ou le sixième jour, il en vint un plus considérable, qui sentait fort mauvais, et qui continua pendant huit jours dela sorte. J'assurai cette dame que c'était la suppuration de son délivre, et qu'il se trouverait détruit quand ces écoulements cesseraient sans autre odeur que ce qu'ils sentent habituellement. Effectivement, au bout de huit jours d'un écoulement très fétide mais peu abondant, ies vidanges devinrent blanches, ne sentant que le fade. La matrice, dont l'orifice avait été un peu ouvert parut se refermer, et me fit conclure que c'était une affaire finie. Malgré-ma prédiction, il restait du malaise à la malade. Il survint de petits accès de fièvre par frissons, et de temps en temps elle perdait un peu de sang clair. On appela un médecin, auquel je fis le rapport de cette espèce d'accouchement. On donna le quinquina qui paraissait indiqué. Enfin le mal de reins, une perte un peu plus considérable et quelques douleurs étant survenues au bout d’un, mois, M... fut mandé, lequel

CNE CES

« jugea par ces accidents qu'il pouvait être resté quel- « que chose malgré la suppuration qui avait paru se « faire dans les premiers jours. On donna quelques « petits remèdes qui, heureusement placés au temps « que la nature travaillait à se débarrasser d'un pla- « centa qui était resté adhérent jusque-là, firent plus « d'effet qu'on en espérait; le petit délivre fort diminué « par un long Séjour, sortit en plusieurs petits mor- « ceaux, et rétablit la malade en parfaite santé. »

Les maladies de la grossesse sont assez bien étudiées pour le temps, mais pas mieux que dans Mauriceau, ou dans Portal, aussi n'en parlerons-nous point, pas plus que du placenta, du cordon et des membranes, qui sont étudiés très en résumé, quoiqu'on en trouve cependant les détails essentiels.

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