DÉVELOPPEMENT DE L'ŒUF ET EMBRYOLOGIE
Ainsi que nous l'avons dit plus haut dans notre introduction générale, l’'embryologie était encore tout à fait rudimentaire du temps de Puzos ! Des recherches curieuses sur l'œuf de poule faites par Malpighi, les beaux travaux de Harvey sur la génération de animaux, ceux un peu antérieurs de Fabricio d'Aguapendente, les faits curieux de fœtus humains expulsés de bonne heure de la matrice avaient fourni certes un grand nombre de matériaux, mais accumulés sans ordre et dont on ne saisissait pas les relations. Puzos n'ayant pas fait de recherches personnelles sur le sujet se con-
tente de redire ce qu'il avait lu chezles meilleurs auteurs qui avaient écrit sur la matière. Il s'occupe peu d’embryologie proprement dite et étudie surtout les membranes de l'œufet le placenta, dont voici la définition: « Le placenta est cette masse plateetorbiculairequi, étant
attachée par sa convexité à la partie concave de la matrice, donne naissance au cordon ombilical et soutient les membranes qui contiennent les eaux et le fœtus luimême. » Comme les accoucheurs de son temps, Puzos
croit que le placenta s'iisère presque toujours sur le fond de la matrice, « il s'y fixe plutôt qu'aux autres
endroits de ce viscère, parce queles vaisseaux sanguins oulymphatiques quifournissentchaquemcisla matière des règles et qui, dans la grossesse, portent la nourriture a l'enfant, sont placés dans ce fond et s’y terminent par de petites bouches cu pores plus où moins ouverts dans tousles temps.» Cette partieétant plus col-
tante l'œufs’y trouve fixée ; cependant Puzosreconnait, contrairement à Deventer, que cette règle souffre quelques exceptions « quand la matrice est chargée de deux
enfants on voit les délivres, l’un à droite et l’autre à gauche, surtout quand ils n'ont point contracté d'adhé= rence ensemble ; dans le décollement des placentas adhérents, on en a quelquefois trouvé dans les parties latérales. Il y à eu plus d’un exemple de femmes qui n'ont pas pu accoucher parce que le placenta s'était collé sur l'orifice de la matrice, qu'il le tenait hermétiquement clos et qu'il empêchait sa dilatation au terme de l'accouchement. Quelquefois des femmes n'ont pu être délivrées, parce que le placenta était enkysté sur
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« unedes parois de l'utérus: c'est doncun peu légèrement « que Deventer soutient que le placenta est toujours au « fond de la matrice, et que si on s’est imaginé en avoir. « trouvé dans les parties latérales, c'est que la matrice, « étant située obliquement, en avait imposé par cette « position. Mais n'a-t-on pas vu des placentas prendre « adhérence dans les trompes, l'enfant s'y nourrir et « croître jusqu'à quatre ou cinq mois; n'y-a-t- il point « d'exemples de germes tombés dans la capacité du « ventre, qui s'y sont formés, se sont accrus et y ont vécu « pendant plusieurs mois parle moyen des adhérences « que le placenta avait prises aux différents vaisseaux de « cette capacité? » Puzos admet pleinement,comme Mauriceau, la théorie d’Aranzi, c'est-à-dire celle de l'indépendance vasculaire des vaisseaux du placenta par rapport à l'organisme maternel. Inutile de dire qu'il n’a pas la moindre idée de sa structure et de ses fonctions.
À propos du cordon il signale les anomalies d’inserüon et de longueur. Le cordon trop court s'oppose à la sortie du fœtus, « l'enfant remonte après chaque douleur et perd tout le terrain qu'il avait gagné par Leffet de la douleur » ; d'autre part il faut craindre le décollement du placenta. Les cordons trop longs eXpoOsent aux procidences, aux circulaires et aux nœuds qui font périr l'enfant en interrompant la circulation. Quant aux membranes, Puzos ne décrit naturellement que le chorion et l’amnios.
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