‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 26 sur 33 · SUITES : DE COUCHES · texte numérisé non relu

SUITES : DE COUCHES

Suivant Puzos, les tranchées sont dues aux caillots qui s’accumuient dans la matrice des multipares, pendant les premiers jours qui suivent l'accouchement « et dont l'expulsion nécessite les contractions utérines qui produisent les tranchées ». Enfin, 1l parle des lochies qu'il considère comme « n'étant autre chose « que des liqueurs égarées dans les mailles de l'utérus, « et extravasées dans les interstices des vaisseaux ; « c'est leur écoulement qui amène le dégorgement de « la matrice. » Il croit que la matière des lochies n’est pas autre que ia substance laiteuse dont se nourrissait l'enfant, mais qui se corrompt un peu après l'accouchement.

Dpt Puzos n'est point du tout persuadé que la matrice revienne rapidement sur elle-même, « quoique la « matrice ait besoin d’un temps considérable et d’un « écoulement de lochies fort long pour se réduire au « petit volume où elle doit être hors le temps de grossesse. » On voit qu'on est loin des onze jours assignés par l'Assistance publique actuelle.

CHAPIPRENI

DYSTOCIE

ACCOUCHEMENT CONTRE NATURE PAR PERTE DE SANG IMMODÉRÉE PAR VIOLENTES CONVULSIONS PAR PROCIDENCE DU CQRDON PAR VOLUME EXAGÉRÉ DE LA TETE PAR MAUVAISE PRÉSENTATION PAR INERTIE DE LA MATRICE PAR ARRET DE LA TETE SUR LE PÉRINÉE

ACCOUCHÈMENT CONTRE NATURE

Voici comment Puzos définit l'accouchement contre nature : « L'accouchement contre nature, considéré en « général, est celui dans lequel l'enfant, présentant « toute autre partie que la tête, n'est plus absolument « soumis aux lois de la nature, et a besoin d’être aidé « pour venir au monde. » Cependant notre auteur reconnaît que cette définition est un peu incomplète.

« Il y a cependant des cas où l'accouchement est « regardé comme contre nature, quoique l'enfant pré- « sente la tête et paraisse être dans une situation natu- « relle. On met dans cette classe tous les accouche- « ments qui sont accompagnés de difficultés ou « d'accidents, auxquels il faut que l'art remédie, « avant qu'ils puissent se terminer. »

Puzos range dans les accouchements contre nature par accidents : 1° l'accouchement accompagné de la perte de sang immodérée ; 2° l'accouchement avec de violentes convulsions ; 3° l'accouchement avec la sortie du cordon devant la tête ; 4 enfin l'accouchement dans lequel la tête de l'enfant trop grosse, ou les parties de la femme trop serrées, s'opposent absolument à la sortie de l'enfant, si l’art ne remédiea ces défauts naturels.

Dans les cas de pertes de sang modérées, 1l faut saigner la femme au bras ; on lui recommande le repos absolu, « et on attend l'accouchement des efforts « de la nature ». Souvent même « le travail est plus « rapide, parce que les parties génitales sont mieux « lubréfiées ? » Mais dans la perte violente « qui « vient toujours du décollement du placenta entier, ou « en partie, on ne diffère alors l'accouchement que « pour prendre au plus vite les précautions que demande la religion ». Aussitôt que « la malade aura « été confessée, et qu'elle sera munie des autres sacre- « ments », on doit pratiquer la version au plus vite et terminer l'accouchement. Puzos reconnaît que lorsque le col n'est pas dilaté, et surtout quand il s'agit d’un

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