‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 4 sur 33 · EI UT UE , HT · texte numérisé non relu

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médecine, el nous nous plaisons à celle occasion à reconnaître l'obligeance parfaite de MM. les bibliothécaires de la Faculté, Hahn, Corlieu, Petit, Thomas, Gouaull, auxquels nous adressons nos remerciements sincères pour les excellents renseignements bibliographiques qu'ils nous ont indiqués.

Que M. le professeur Laboulbène reçoive ici L'expression de notre profonde gratitude pour le grand honneur qu'il nous fait de présider cette thése.

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PTOGRAPETE DE PU7ZOS

Nicolas Puzos naquit à Paris en 1686. Son père chirurgien-major des armées avait obtenu pour récompense de ses services le poste de chirurgienmajor d'une compagnie de mousquetaires et ïül destinait son fils à la même profession (1).

Nicolas Puzos, après des études brillantes et après avoir été « employé pendant six ans (1703-1709) dans les Hôpitaux militaires » assista aux batailles d'Hochstedt, de Ramillies et d'Oudernarde; à Malplaquet il fut nommé aide-major de l’armée et dans l'intervalle

(1) Voir note no 1.

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de ces campagnes il fut reçu maître en chirurgie avec applaudissements en 1707.

Comptant sur l'appui de Clément, le plus célèbre accoucheur du temps, ami de son père, Puzos résolut d’embrasser cette partie de la chirurgie (1). Nous le voyons, en effet, élève de Clément, remplacer son maître pendant une absence de ce dernier dans une Cour étrangère, et dès lors sa réputation ne fait que s’accroitre. « Il a accouché, dit Morand, plusieurs princesses du sang, et il a été consulté deux fois pour Mr: la Dauphine. »

A la fondation de l’Académie de Chirurgie (1731), il suivit assidûment ses séances « sans émoluments, puisque la Société n'en possédait pas encore ». Vice- Directeur de cette ‘Assemblée en -1745 "il en fut-le Directeur depuis 1745 jusqu’en 1751 (2).

Outre plusieurs mémoires qu'il publia et dont l'un a trait « aux pertes de sang qui surviennent aux femmes grosses, et aux moyens d'y remédier », nous avons de lui une dissertation sur « les éruptions miliaires causées par le lait dans les femmes en couches », dans laquelle il fait ressortir les avantages qu'il y a pour les mères à nourrir elles-mêmes leurs enfants, et montre les inconvénients et les dangers qu'elles courent en dérogeant à cette loi de la nature. Quant à son Traité des Accouchements, on sait qu'il ne fut publié qu'après sa mort.

(1) Voir note no.2.

(2) Voir note ne 3.

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Puzos était, comme on le conçoit, souvent consulté par l'Académie sur les cas singuliers qui lui étaient déférés. Morand nous apprend qu'en 1740 « un « fameux professeur en médecine de l'Université de « Bologne, proposa à l'Académie un problème à « résoudre, un passage des Adversaria de Ruysch, où « il dit avoir vu des femmes qui, portant un placenta « resté après l'accouchement et devenues grosses, « étaient accouchées heureusement et, après avoir été «délivrées en forme, avaient rendu par morceaux « l'ancien placenta resté de la couche précédente. » Invité par la docte Assemblée à répondre sur cette question, Puzos « s'en acquitta de façon à faire voir « par son rapport que l'Académie est digne de ja « confiance des étrangers. » |

Voulant réagir contre les désastres et les malheurs causés par l'impéritie des sages-femmes et même des médecins, Puzos résolut de faire lui-même des leçons obstétricales et, en 1743, on vit pour la première fois dans notre amphithéâtre un démonstrateur des accouchements.

Nommé, en 1750, censeur royal des livres de chirurgie, à la place de M. Petit, Puzos reçoit du Roi, en mars 1751, des lettres de noblesse. Il ne survécut que peu de temps à ce témoignagne de haute considération. Souffrant depuis plusieurs années d’un asthme, il tomba tout à fait malade en mars 1753 et mourut le 7 juin de la même année.

Morand nous apprend que « quoique d’un tempérament délicat, Puzos était actif, laborieux, aussi dur à

ne lui-même qu'il était complaisant pour les autres .

le peu de temps que lui laissaient les malades, il Ie donnatiauxrtiravaux deteabinet Ame EN Sa charité pour les pauvres ne se bornait pas à secourir gratuitement ceux qui avaient recours à Jui, il en était volontiers le chirurgien, mais il y en avait un bien plus grand nombre dont ilétait le trésorier. »

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