‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 8 sur 33 · DO · texte numérisé non relu

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0 Naturels; 2° Contre nature.

La première variété se caractérise par le début du travail à l'époque fixée, une tête ossifiée normale, une présentation régulière, la face tournée vers le sacrum (OIGA ou OIDA), une expulsion rapide et sans accidents. La grossesse, dit Dionis, dure neuf mois et pas davantage ; tout le reste repose sur la fantaisie ou sur des observations mal prises. Il nie l'écartement des symphyses, qu'il n’a pas retrouvé à l’autopsie; du reste cet écartement est inutile, vu les dispositions spé- ‘ciales que présente le bassin féminin. Le mécanisme de l'accouchement est exposé très brièvement, et Dionis ne semble pas beaucoup se préoccuper de la sangle abdominale et du diaphragme. Il en parle seulement, et encore d’une façon très indirecte, en recommandant de ne faire pousser la femme que vers la fin, « pour qu'elle fasse valoir ses douleurs ». Contrairement à Mauriceau, il recommande de faire usage d'un lit spécial, où la femme peut s'appuyer des mains et des pieds. Il croit que l'enfant joue un rôle actif dans l'expulsion ; aussi, quand le fœtus, étant mort, ne peut plus s'échapper que par son propre poids, faut-il stimuler l'utérus par des lavements excitants, afin d'entretenir et de renforcer les douleurs. Il conseille d’enfoncer, au moment du passage de la tête à travers le périnée, les deux mains dans le vagin; on aura soin auparavant de les bien graisser, pour qu'elles glissent plus facilement. Ces mains permettront de diriger la tète du fœtus tantôt à gauche, tantôt à droite. Mauquest de la Motte montrera les dangers et l'inutilité de

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cette manœuvre. Une main essayera de saisir la nuque, l’autre le menton, etc. Dionis remarque avec ses prédécesseurs que les positions antérieures (face tournée en arrière) sont seules naturelles, et que les postérieures s'accompagnant souvent d'accidents redoutables, doivent être considérées comme pathologiques. Du reste il ne voit pas la cause du mal, c'est-à-dire l'absence de rotation de l'occiput. Dans certains cas (face), il est bon de recourir à la version. Si la tête est trop volumineuse, dit Dionis, et que par cette raison elle ne peut passer, inutile de recourir à la version, puisque ce même obstacle se rencontrerait bientôt de nouveau ; il faut recourir tout simplement à la perforation et au crochet.

La présentation des pieds est la plus favorable après celle de la tête : on n'avait plus, en effet, l'horreur qu'éprouvait Hippocrate pour toutes les présentations autres que celles de l'extrémité céphalique. La version, . qui n'est autre chose qu'un siège artificiel, avait parfaitement renseigné les accoucheurs sur la fausseté de cette opinion, et tous ils font cette remarque, que les événements se passent à peu près comme ans la version podalique. Dionis remarque que le plus souvent l'accouchement est facile et peut s'exécuter encore plus rapidement que dans les présentations du sommet. Dans les cas de présentation du siège complété, qu'il paraît très mal connaître, il ne croit pas que l'accouchement soit possible, à moins qu'on ne dégage un pied. Deventer montrera la fausseté de cette opinion. L'accouchement mode des fesses ne parait pas être

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entrevu; probablement Dionis en avait rencontré quelques cas, qu'il avait confondus avec la variété précédente, de là son pessimisme. En général, il faut s'arranger, dans ces présentations du siège, de façon à tourner le dos en avant et la face en arrière; le dégagement des bras est le plus difficile ; la tête suit habituellement sans peine, sinon on aura recours à la manœuvre connue aujourd'hui sous le nom de Mauriceau. À propos de la présentation du tronc, remarquons que Dionis est beaucoup moins cruel que ses prédécesseurs : il n'approuve pas quon arrache le bras en procidence, ou qu'on le coupe le plus haut possible. RER

Dionis n'est pas partisan de la version céphalique, qui se faisait uniquement par manœuvre interne ; il la trouve très difficile et croit la version podalique bien préférable. On trouve dans son ouvrage quelques remarques intéressantes sur les hydrocéphales ; beaucoup peuvent passer vivants à travers la filière pelvienne ; sinon on aura recours aux scarifications Sur le cuir chevelu, et si celles-ci sont insuffisantes, on ponctionnera.

II avait vu des cas d’ascite et conseille, quand on a affaire à un fait de ce genre, d'ouvrir l'abdomen. Lorsque le cordon faisait procidence, par exemple lorsqu'il était remarquablement long, Dionis tâchait de l'accrocher avec les doigts au dessus du sommet. Parfois, quand la tête était éloignée, il faisait la version. [l conseille dans les grossesses gémellaires, sitôt un enfant venu au monde, de faire deux ligatures,

et d'aller immédiatement à la recherche de l’autre enfant.

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