LU CAPES
les acidés. L'existence de cette dissociation dans l'élimt.
nation des éléments du chlorure de sodium et d’autre part
la fréquence insoupçonnée de la rétention chlorurée sèche ? au cours des diverses formes de néphrite ont attiré: lattention de Blum sur Îles conséquences possibles de l’hyperchlorémie, réalisée par cette variété particulière de rétention chlorurée: les diverses constatations qu’il a faites à ce sujet lui laissent supposer que, dans l’acidose rénale, (€ une part important revient aux éléments inorganiques et en particulier à l’hyperchlorémie ».
Nous voulons, à ce sujet, relater brièvement l’observation d’un malade, âgé de. 46 ans, présentant, depuis plusieurs mois, une asthénie croissante, faiblesse des membres inférieurs, des troubles de la vue, caractérisés surtout par de la diplopie, des céphalées fréquentes et un certain degré de dépression mentale. L’examen somatique révèle seulement un bruit de galop gauche et une tension de 15-10. Le taux de l’urée sanguine est de 0 gr. 40; la réaction de Wassermann est négative; l’examen du liquide céphalo-rachidien n'indique rien d’anormal, si ce n’est un taux de chlorures s’élevant à 7 gr. 65 %. La réserve alcaline est de 46 vol. de CO? %.
Nous n’avons pas pu malheureusement compléter cette | observation par le dosage de la glycémie; elle offre cependant un certain intérêt en ce sens qu'elle paraît venir confirmer (1) les idées de Blum sur un des processus, multiples sans doute, susceptibles de réaliser une atidose rénale. |
Envisageons maintenant, dans l'intimité de son mécanisme, la fonction ammomio-productrice et le retentisse-
(1) Le malade, en effet, a été eliniquement très amélioré par le seul régime déchloruré.
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inent de son insuffisance sur la réaction du milieü sanguin. Ambard (1) explique la formation de l’ammoniaque urinaire de la façon suivante: l’élimination d’acides par les reins provoque, au sein même de ces organes, une hyperalcalinité passagère, due aux bases libérées et non éli-. minées.
C’est sous l’influence de cette hyperalcalinité que se produit une transformation des substances azotées labiles en ammoniaque. Or, diverses expériences d’Ambard viennent prouver que ces substances ne sont autres que l’urée elle-même; celle-ci doit donc se maintenir dans le sang à un taux normal, sinon sa chute au-dessous d’une certaine valeur entraînant une diminution de la fonction ammonio-productrice peut créer un état. d’acidose.
Ce processus physio-pathologique explique probablement les faits qui sont rapportés dans. l’observation n° XVIII: il s'agissait d’une petite malade, dont le taux d’urée sanguine s’était maintenu, à divers examens, entre 0 gr. 12 et 0 gY. 16; une seule fois ce dernier chiffre avait été atteint. Au moment où nous avons effectué nos recherches, l’uréoémie s'élevait à peine à 0 gr. 12. Sans que la quantité d’urines des 24 heures eût hugmenté la quantité : d’urée excrétée atteignait à peine 3 gr. 55 par litre. Aussi . le rapport de Derrien n’était-il guère abaissé, quoique l’ammoniurie eût nettement diminué: 0 gr. 12 par litre. Cette insuffisance de la fonction ammonio-productrice paraît bien, dans le cas particulier, dépendre de l’hypouréoémie et, d’autre part, il est vraisemblable d'admettre que c’est elle qui a réalisé la légère acidose coexistante.
L’étude de la pathogénie de l’acidose rénale nous laisse prévoir que l’évolution de ce syndrome ne sera pas forcé-
(1) Presse Méd., 15 dée. 1926, n° 100, p. 1571.
MO
ment parallèle à celle de la rétention azotée, puisque, dang certains cas, dont il faut se garder d’exagérer, la fréquence, l’existence même de l’acidose semble dépendre d’un taux d’urée sanguine anormalement bas.
De fait, les auteurs qui se sont attachés À cette étude, - en particulier Straub et Meier (D, ainsi que Delore (?), sont d’accord pour reconnaître qu'il n’y a aucune proportionnalité entre lé degré de l’acidose et le taux de la rétention uréique. Nos observations personnelles nous conduisent aux mêmes conclusions. Il n’en est pas moins vrai qu’une réserve alcaline basse aggrave singulièrement le pronostic d’une atteinte rénale ayant en même temps provoqué une forte rétention azotée. Il semble même que ce pronostic doive s’appuyer davantage sur le degré de l’acidose que sur le taux de l’urée sanguine. L'évolution clinique, en effet, paraît assez fidèlement refléter les fluctuations de la réserve alcaline; lorsque celle-ci reste élevée, elle explique des survies inattendues et contraires aux lois longtemps admises. Son taux, relativement peu diminué (obs. n° XX), nous a permis de porter à bon droit un pronostic favorable dans un cas d’intoxication grave, Chez une autre malade, atteinte d’une insuffisance rénale aiguë, nous avons trouvé une réserve alcaline de 58,7, coexistant avec une uréoémie qui, à plusieurs examens successifs, a oscillé entre 3 et 4 gr.; et dans un cas de néphrite chronique, nous avons vu ce même taux d’urée sanguine se maintenir, contre toute attente, pendant plus de neuf mois. :
Il semble done bien qu'il faille accorder une grande
() Srraus et Merër, — Die Alkalireserve der Nierenkranken. Biochem, Zeitschr., t. cxx1v, 1921. * (2) P. Dezore. — Loe. cit.
- bd — Valeur pronostique aux taux de la réservé alcaline, et si nous nous sommes attardé à l’étude de l’acidose rénale, c'est que nous pensons, ainsi que nous l’exposerons plus loin, qu’on doit donner à l’hyperglycémie des néphrétiques une signification toute sémblable., ee
L'ACIDOSE RÉNALE DANS SES RAPPORTS AVEC L'HvPkKGLycéMIE
En examinant comparativement les renseignements contenus dans nos diverses observations, nous constatons la coexistence constante de ces deux éléments. Nous n’avons jamais rencontré l’un sans l’autre, et cette parfaite concordance, que l’on avait vainement cherchée entre l’hyperglycémie des brightiques et les divers éléments de l’insuffisance rénale autres que l’acidose, constitue certainement déjà un fait intéressant, mais qui ne prend toute sa signification que lorsque nous constatons que les variations de la glycémie et de l’acidose sont tout à fait parallèles, peut-être même proportionnelles. C’est ce que met bien en évidence le tableau récapitulatif suivant:
: : R'A, GLYcéMTE DATE DOS D AESUR ESS Re 00 6 Lier) IT T8 déc 1920 Obs nt XL SRI EN MO NOIRS nv 00 — 49 1 gr. 214 4. fév. 1927 OS EXP CACRADEMIET L'ETAT EE LOT
(1) Alors que, chez l’adulte à jeun, la réserve alcaline oscille autour de. 60, chez l’enfant, sa valeur est voisine de 50. Il faut donc, pour garder à la comparaison que nous voulons établir entre nos résultats, une juste valeur, augmenter d’une dizaine d’unités le chiffre de cette réserve alcaline.
COR Rx M 0e
sors 3) 5 fév. 1927 — 90 RÉSEAU LA fev 1007 — 97,4 O0 gr. 86 24 fév. 1927 OBS nn XXIT M. A "ON 45 lr9r36 10 "févr 1997 — RS 74 0 or. 86 FrETev" 1927 CPS rn ARTILUT IP 00828 12 gr. 60
Ces chiffres nous permettent de constater que réserve alcaline et glycémie subissent des variations égales et de . sens opposé; tandis que l’une s’abaisse l’autre s'élève:
R. À. GLYCÉMIE |