‹ Etude sur l’ulcère simple du duodénumChapitre 14 sur 18 · XXXVIII · texte numérisé non relu

XXXVIII

Homme de 43 ans, ayant habité plusieurs années l'Inde et la Chine. Alcoolique.

Il y a deux ans, melaîna^ sans hématémèse.

Le 30 mars 1887. Hématémèse très abondante, sans cause connue. Syncope. Le 1<='' avril. Meléena très abondant, sans nouvelle hématémèse. Coma et mort en trente-six heures.

^ Autopsie. — Pas de signes de péritonite. Ulcère du duodénum à un pouce (27 millim.) du pylore avec fond constitué par le pancréas et artère pancréatique érodée.

Observation 11 (résumée). - Ulcère simple du duodénum; perforation et péritonite rapidement mortelle ayant simulé V étranglement interne. A Dutil Bull. Soc. anat, 1887, p. 478.

Le nommé G..., âgé le 33 ans, charretier, entre à l'hôpital le 13 juin 1887, a 8 heures du soii-, '

La santé de cet homme a toujours été parfaite. Une fièvre typhoïde légère qu'il eut vers l'âge de 17 ans, constitue tout son passé morbide. Alcoolique, il n'a jamais rien éprouvé du côté de l'appareil digestif.

Cet homme n'est malade que depuis quelciues heures. Dans l'après-midi du même jour (13 juin), deux heures environ après le déjeuner, cet homme avait senti, disait-il, « sa digestion s'arrêter » ; quelques instants après, il eut des nausées, puis des vomissements, et il rendit tout son déjeuner. Après quoi, se sentant soulagé, n'ayant alors aucune douleur de ventre, il se remit à son travail, pensant qu'il avait eu une indigestion, son repas du matin ayant été un peu plus copieux que d'habitude.

Mais, le soir, vers 7 heures, au moment où il se baissait pour aller à la selle, il fut pris brusquement de coliques violentes généralisées à tout l'abdomen. En même temps reparurent des vomissements répétés et presque incessants cette fois. Les douleurs abdominales étaient si intenses qu'il se roulait sur le sol en poussant des cris.

A la visite du soir, vers 9 heures, cet homme n'avait vomi qu'une fois depuis son entrée. Les matières rejetées par ce vomissement étaient liquides, bilieuses, sans odeur spéciale, les coliques étaient atroces Le ventre partout, sonore, fortement ballonné, n'était que médiocrement sensible à la pression. Nulle part, on ne sentait de tumeur ni d'induration. Constipation absolue ; ni selles, ni émission de gaz par l'anus depuis le début des accidents ; le toucher rectal ne révélait rien d'anormal. Pas de hernies.

Dui'ant la nuit, coliques et vomissements persistèrent malgré l'emploi de la morphine.

Le lendemain, la sensibilité douloureuse à la pression se montrait partout égale, sans prédominance bien nette à tel ou tel point de l'abdomen ; la sonorité, franchement tympanique, dans la zone ombilicale, était un peu moindre sur les bords.

En raison du météorisme partiel de l'abdomen, de son peu de sensibilité, de la constipation absolue, de la suppression des urines, on diagnostique un étranglement interne portant vraisemblablement sur l'intestin grêle.

A une heure après midi, soit dix-huit heures après le début des accidents, le malade succombe tout à coup.

Autopsie. — Les anses intestinales, le grand épiploon présentent des signes non équivoques d'inflammation.

Après avoir détaché les adliéreuces q i relient la petite tubérosité de l'estomac, et le côlon transverse, on aperçoit, en soulevant l'estomac et abaissant le paquet intestinal, le duodénum ; ce dernier est entouré par un exsudât franchement purulent ; il présente, immédiatement au-dessous du pylore, et sur sa face antérieure, une petite perforation environ du diamètre d'une lentille.

Épanchement des matières fécales dans la grande cavité du péritoine de chaque côté du niéseutère et aussi dans l'arrière-cavité des épiploons.

Intégi-ité absolue de la muqueuse gastrique ; la perforation du duodénum répond au fond même d'une ulcération ayant à peu près le diamètre d'une pièce de un franc. Elle est située sur la face antérieure de la première portion du

duodénum, imn,édiatement au-dessous du pylore. Nettement arrondie, en forme d'entonnoir; ses bords sont taillés lY pic et un peu épaissis. Pas d autres lésions

dans le tube digestif. . ..

En résumé, ulcère latent du duodénum, perforation et péritonite suraigue se manifestant par des signes très analogues à ceux de l'étranglement interne ; telle a été sans aucun doute la filiation des lésions auxquelles a succombe ce malade.

Observation 12. — Fînlayson. Glasgow. Med. Journal, 1887, XXVIII, 299.

M. Finlayson présente un cas d'ulcère perforant de la portion pylorique du duodénum. Les caractères anatomiques et l'histoire clinique nous manquent. A la partie gastrique dn pylore, deuxième ulcère rond. Épaisses masses inflammatoires autour de l'estomac, au voisinage de l'ulcération.

Observation 13. — Ulcère perforant du duodénum. Lcubc, 1887. Thèse

Oppbnheimer, p. 66.

Homme de 61 ans, qui présentait les signes d'un ulcère gastrique : douleurs cpigastriques, vomissements, hématémèse. Constipation, 0,16 p. 100 d'acide chlorhydrique. Mort avec les symptômes d'une péritonite par perforation.

Autopsie. — Ulcère simple de la portion initiale du duodénum (?).

Observations 14, 15 et 16. — Trois cas d'ulcère duodénal. Lit(Ie|oIiu. Edinb.

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