XIX
LUTTE 1) E L A G 1 II O N 1 ) i; i; T L) K L A 31 ( ) N T A G N i: . R O B E S P I E R H E .
A peine ouverte, la Convention devint une arène poulies partis.
Les pouvoirs des députés de Paris étaient irré;;uliers ; il failuit connneucer par les briser. On annonce hautement la résolution de ne point lléchir sous la domination d'ime nmnicipalité ou d'un club, de di-ployer contre les prétentions d'une commune la toute-puissance de la représentation na-
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tionale ; et en définitive , les pouvoirs des députés sont validés provisoirement. Hélas ! l'iiistoire de la ruine du parti modéré est toute dans ce mot provisoirement, compromis éternel entre le devoir et la lâcheté, dicté par l'indécision! Déjà l'heure de la victoire était passée. Faute d'un homme supérieur qui impose un mot d'ordre, qui établisse une discipline, on ne saura rien mener à fin. On prodiguera les menaces terribles, les imprécations éloquentes; on annoncera les mesures les plus énergiques ; on dévoilera les projets des adversaires, on les forcera à balbutier avec honte et confusion l'aveu de leurs crimes; mais, au moment de l'action, ceux-ci hésiteront, ceux-là discuteront, beaucoup seront absents, et les autres qui restent n'agiront pas. Les adversaires, avertis par les menaces, exaspérés par leur défaite au sein de la Convention, ne reculeront devant rien pour triompher. La minorité avait trois auxiliaires : la commune, les clubs et les tribunes , chaque jour envahies par des bandes sorties des Jacobins et des Gordeliers. L'excès des maux et des défiances causés par la guerre et par la faim lui en assurera un autre : l'insurrection.
Nous donnerons une idée de l'indignation, de l'horreur que la nouvelle des massacres de septembre avait inspirées à l'étranger contre nous, en reproduisant un passage du Wood fall's Register, eiriprunté au Moniteur du 28 septembre :
« On troiiv'oit au Palais-Royal des pâtés faits de la chair des Suisses, des émigrants, des prêtres. J'étois présent lorsque quatre Marseillais, qui dînaient chez le restaurateur Beauvilliers, envoyèrent chercher deux de ces pâtés et les mangèrent en criant Vive la Nation ! — Le même jour, sur les dix heures, un 1\L Phelip, demeurant rue du Temple, arrive au club des Jacobins avec une boîte sous le bras... Il ouvrit sa boîte, et, chose horrible à dire, il en tira le? têtes de son père et de sa mère, qu'il dit n'avoir jamais pu déterminer à entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. L'assemblée lui prodigua des applaudissements, etc. »
Les bonnes gens auxquels on racontait ainsi les faits ne voyaient plus en nous une nation, mais une horde de Cannibales à exterminer.
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La majorité, <[ui ne sut pas vouloir, avait cependant l'instinct (lu péril. A la prescjue unanimité, elle vota, le 24 septembre, sur la proposition de IJuzot : la nomination de six commissaires , chargés de rendre compte de l'état de la France et de Paris ; — de présenter un j)rojet de loi contre les T)rovocateurs au meurtre et à l'assassinat; — de rendre compte des moyens de donner à la Convention une force j)ul)lique à sa disposition, prise dans les quai re- vingt -six départements, liuzot le courarjeux , comme le qualiHe sans cesse madame Roland, entrait ouvertement, et le premier, en lutte avec la commune et avec Danton ; ses amis le suivirent :
Lasonrce (flans la séance du 25 septembre) : " Je ne veux pas «|ue Paris, dirigé par des intrigants, devienne dans l'enq)!!»- Français ce ([ue fut Rome dans rcnipirc Romain. Il faut que Paris soit réduit à un quatre-vingt-troisième d'influence, connue chacun d<\s autres départements. Jamais je ne ploierai sous son joug. »
Ce lan{}age, nous le trouverons dans la bouche des autres orateurs de la Gironde. Mais l'avaient- ils toujours tenu? Avaient-ils trouvé mauvais que Paris dépassai son quatrcoingt-troisièine d'influence pour faire le 10 juillet, le t> octobre, le 20 juin, le 10 août? Roland n'avait-il pas reconnu dans sa circulaire, antérieure de trois jours seulement à la proposition de Buzot, que c'est Venet'gie de la capitale qui avait frappé le colosse du despotisme?
Dans cette même séance éclate l'inimitié mortelle de Hobespierre et de la Gironde. Qui sait si, sans madame Roland, la (jironde n'eût pas un jour fait la paix avec Danton? mais la paix avec Robespierre, jamais. Robespierre voulait le pouvoir au service de ses idées; il le voulait sans transaction et sans partage. En combattant la Gironde, Danton se défen- <lit, Robespierre chercha à tuer. Un ennemi renversé suffisait au premier, il fallait au second un cadavre : les morts seuls ne reviennent pas.
Le 25 septembre, une voix mconnuc, que le Moniteur «lésigne par trois étoiles, donna le signal : " Oui, cria-t-elle, je dis rpi'il existe un parti dans celte assend)lée, c'est le parli l{ol)espierr<' : voilà l'homme que je vous dénonce. »
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A cette parole, le sombre ambitieux dut avoir un tressaillement d'orgueil et comme un pressentiment de ses destinées. Quatre jours auparavant, on l'avait vu debout, isole, muet, immobile (Daunou), obtenir six ou sept voix pour la présidence de la Convention; et tout à coup il sortait de l'ombre, il personnifiait la puissance formidable à laquelle s'attaquait la majorité de la Convention : Paris, la commune, les clubs, la Révolution tout entière Danton lui-même était effacé.
L'impétueux Barbaroux s'élance à la tribune; ses instincts le rapprochaient de Danton ; la loyauté généreuse de son caractère autant que ses instincts lui inspiraient pour Robespierre une profonde aversion. Visiteur assidu de madame Roland, nul doute que cette femme belle et éloquente n'ait eu sur ce jeune homme de vingt-six ans un grand ascendant. Des contemporains ont été jusqu'à croire qu'un sentiment plus vif que la sympathie les avait unis sous le même draj)eau politique, erreur dans laquelle n'auraient pu tomber ceux qui connaissaient les exigences de la nature élevée de madame Roland et la légèreté de mœurs de Barbaroux, et qu'il n'est plus aujourd'hui besoin de démentir. C'est au sujet de Roland et de ce mandat d'amener que madame Roland avait si fort à cœur, mandat dont l'existence, comme tant d'autres griefs des deux partis, reste problématique, que le combat s'engage. « Oui, dit Barbaroux, Robespien^e vise à la dictature. » Le projet de dictature est attesté par ces mandats d'arrêt que lance une commune désorganisatrice « contre un ministre, homme public, qui appartient non pas à la ville de Paris, mais à la République entière. » (On applaudit.) Et il annonce que huit cents Marseillais vont marcher au secours de Paris pour empêcher son oppression
Sur ces entrefaites, Roland est nommé député par le département de la Somme, après l'annulation d'une élection qui est jugée vicieuse. Il offre sa démission de membre du conseil exécutif à l'Assemblée nationale; Servau fait la même offre à cause de sa santé. Grand débat. Invitera -t- on les ministres démissionnaires à garder leur portefeuille? Exprimera-t-on des regrets de leur retraite? La Montagne s'oppose. La Gironde se divise : les uns soutiennent la proposi-
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tion, d'autres hésitent à l'appuyer, lorsque Buzot, dont l'opinion devait avoir un {jrand poids sur la matière, prend la parole :
« Si Roland, dit-il, iTavoit pas déclaré trois fois qu'il persévère dans sa démission , je me rangerois à la proposition de l'inviler à rester an ministère; mais vous n'avez pas le droit de l'y contraindre!... Qu'on ne dise pas que la ])]ace du ministère est plus avantageuse. Nous sommes ici plus à l'abri des intrigues et de la calomnie, etc. »
Danton s'oppose à ce qu'on adresse une invitation. Barrère rappelle, en l'appliquant à Roland, le mot appliqué à Aristide : « Je suis fatigué de l'entendre appeler Juste. »
Danton : « Personne ne rend plus de justice que moi à Roland ; mais je dirai, si vous lui faites une invitation, faites-la donc aussi à madame Roland; car vous savez que Roland n'étoit pas seul dans son département; moi j'étois seul dans le mien! » (On murmui'e.)
Valazé appuie la proposition que Roland et Servan soient invités.
Cliarlier demande l'ordre du jour.
Lasource : « J'appuie aussi la question préalable. Il importe peu à la patrie que le ministre Roland ait une fennue intelligente (pii lui donne des conseils ou qu'il les tire de lui-même. (Ou applaudit.) Ce petit moyen n'est pas digne de Danton. (Les applaudissements recommencent.) Je ne dirai pas affirmativement avec Danton que c'est la femme de Roland <jui gouverne, ce seroit l'accuser d'ineptie. »
Roland a ]>rouvé son énergie et son coura{je; mais Tjasource conclut pour l'ordre du jour, en invoipiant le danjjer de la reconnaissance des peuples : c'est elle tjiti a f-nit les t-ois.
Buzot appuie l'ordre du jotu% ([ui est adopté.
Nulle part l'ijnportance politique de madame Roland, au\ yeux des contemporains, n'apparaît plus clairement que dans ce document. Mais le mot sanglant de Danton : « Nous avons besoin de ministres qui voient par d'autres veux ([U(^ ceux de leur femme, » ce nH)t a |)()rté; il a voué Roland au ridicule, ^a fenune à la liaine de la Montagne, (pii fera renionler jusqu'à elle rinq)opularité du ministre. Du reste, l'accusation
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(le Danton, l'aveu contenu implicitement dans la défense de Lasource, auraient dû donner conscience à madame Roland de la maladresse qu'elle avait eue ou de la faute rju'elle avait commise, en faisant voir, avecexa^jération, sa participation aux affaires publiques. Les hommes, dans le pays de la loi salique particulièrement, n'aiment point à paraître .<;ouvernés par une fennne , (juelque intelligente et supérieure qu'elle soit; or, si madame Roland gouvernait son mari, son mari, en apparence, gouvernait la France.
Cette offre d'une démission avait été encore pour Roland l'occasion d'une circulaire consacrée à l'apolo(j^ie emphatique de son caractère et de sa conduite. Ou'il fût honnête et dévoué au bien public, cela est certain; mais comment oser dire qu'il avait été grand! « L'étendue de ma tâche ne m'a point étonné; il est facile d'être grand quand on s'oublie soimême, et l'on est toujours puissant quand on ne craint pas la mort. » Grand et puissant!... Pour couronner l'œuvre, Roland suppliait l'Assemblée de nommer le véîiérahle Pache à sa place : « Nouvel Abdolonvme, il doit être appelé au poste où sa sagesse peut opérer le plus de bien... J'acquitte ma conscience et je sers ma patrie en l'indiquant. » Son mauvais destin voulut que ce vœu fût à peu prés exaucé : Pache, un niais ou un lâche, tout au moins un ingrat, devint ministre de la guerre après Servan, maire de Paris après Pétion. Il aura au 2 juin la part que Pétion avait eue au 10 août.
La première élection faite par le département de la Somme fut maintenue, et Roland resta ministre. En vain il fait dire par une note du Moniteur : « Roland a bien mérité de la patrie lorsqu'il s'est déterminé à continuer ses fonctions dans le ministère de l'intérieur... » les attaques deviennent plus vives, plus passionnées. Il est le point de mire de la Montagne. Dans la séance du lA octobre, Marat, auquel Buzot aurait voulu qu'on interdît la parole (4 octobre), Marat, que les rires et les murmures de l'Assemblée n'intimident pas, car il se voit soutenu par les applaudissements frénétiques des tribunes, avait élevé des soupçons sur la probité du ministre; et, se plaignant qu'on eût remis « les diamants de la couronne entre les mains du vertueux Roland, sans procès-
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verbal; rjue l'argenterie de madame Louvois (émig^rée) se trouvât aussi entre les mains du vertueux lioland, » avait demandé des comptes. De son côté, la (iironde revient avec acliarnement à ror{;anisation d'une ;;arde départementale. Le Moniteur reproduit im article extrait du Courrier des 'ijUdlre-vinqt- trois (I(-i>artrinents , où V Ami du ficufilc est attarpié avec la dernière violence :
u Quand les députés, — dit-on à Marat, — excepté une douzaine, seront assonniK-s, ton peuple se portera chez ces coquins de ministres «pie lu n'as pas choisis, chez ce coquin de mari de la femme Roland, qui a osé te refuser les quinze mille livres que tu lui as demandées.
») Quelle jouissance pour toi, mon cher ^larat, de te baigner dans le san^f encore chaud de tes ennemis! »
André Cbénier fera dire par Charlotte Cordav , à celui (jue son couteau venait de frapper :
u Te h.-iijjner d.ins lo s;iii{; ftit tes seules «h'Iices; l!ai{jnc-t()i dans le tien et reconnois les di<;ux ! ><
Moniteur, 21 octobre. « ... Je sais qu'un membre de IWssemblée a entendu dire à IMarat que pour avoir la tranquillité il falloit que deux cent soixante-dix mille tètes tond)asseut encore. — Marat. Eh bien, oui; c'est mon opinion, je vous le répète. »> (L'indignation de l'Asseinblée se manifeste par un soulèvement général.)
Croirait-on qu'un tel fou paraissait dangereux? ]N'est-ce pas tout dire en un mot?
Que Guadet renouvelle contre Robespierre l'accusation de tyrannie, avec phis de violence encore (pie Harbaroux, la Montagne renvoie l'accusation à Holand. C'est lloiand qui aspire à la tyrannie, le roi lioland, dira Marat, le roi Coco Roland, dira Hébert. Suit rémunération des {jriets auxquel> les ennemis de la Gironde reviendront sans cesse, et (]u'on retrouvera énoncés lonjfuenjent dans l'acte d'accusation d'Aniar. — Roland {jasj)ille les fontls secrets, répand à profusion de détestables écrits où les meilleurs patriotes sont diffamés; corrompt crinùuellement l'esprit publi< . Il est ^rai de dire que le nnnistre, |)our lutter contre le (h'bordcn»enl de doctrines anarclùques, avait cru trouver, dans la plunu;,
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lu force que ses amis de la Convention cherchèrent dans la parole. Des subventions furent données à Louvet pour la Setitinelle, à Gorsas pour son journal, à Bancal pour ses écrits. Ouand Marat vint demander à son tour quinze mille francs, il fut repoussé : inde irœ! mais c'était le droit du ministre. Si l'Assemblée trouvait ([u'il usait mal et de l'ar^jent affecté à cette propa(;ation d'écrits utiles et de son influence, elle devait le remplacer. Ouant au bureau d'Esprit public, placé, disait-on, sous l'influence de madame Roland, qui lui fournissait les articles dus à sa prodigieuse facilité (c'est le mot d'Amar), nous avons voulu savoir s'il avait réellement existé sous ce nom. Le témoignage de V Ahnanach national de 1793, à cet égard, est formel. A la suite de l'énumération des immenses attributions dont le ministre de l'intérieur est investi, et qui embrassent les subsistances, le commerce, l'agriculture, etc., on trouve ces trois lignes :
« La correspondance relative à la formation et propagation de VEsprit public, dont A. F. Letellier ost particulièrement chargé. »
Ce bureau existait donc. Il était tout simple que la Montagne en attaquât l'influence, et non moins naturel que la majorité de la Convention, dont il proté{jeait les doctrines, le défendît avec énergie. Mais Roland avait retardé le départ de la poste pour saisir des libelles séditieux, envoyés frauduleusement par la municipalité aux départements ; mais il venait de faire répandre à profusion le discours de Louvet contre Robespierre , contrairement aux intentions de la Convention , qui avait voté l'impression de la défense aussi bien que celle de l'attaque... Ces griefs ne pouvaient paraître sérieux aux gens sensés; sur le premier point, il s'agissait moins de savoir si la violation du secret des lettres est permise que de savoir si la provocation à la révolte doit être tolérée ; <|uant au second , autant aurait valu reprocher au ministre de ne point traiter ses ennemis comme ses amis. Mais Roland fournit matière à un grief plus fondé, en faisant ouvrir l'armoire de fer et en emportant les papiers qu'elle contenait, sans être assisté de personne et sans prévenir préalablement les commissaires chargés pur lu Convention
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fie l'inventaire des papiers trouvés aux Tuilenes le 10 août, (commissaires alors réunis dans une salle voisine de la chaml>re de l'armoire de Ter. Prendre sur soi une telle responsal)ilité, c'était t'ouniir des amies dan/jereuses à des ennemis ardents et de mauvaise foi, auxquels tout moven d'arriver au but paraissait licite et l(''f;itinie.
La majorité donnait un Itill d'indemnité au ministre attaqué. Elle avait entendu avec faveur le compte rendu sur la situation de la république, lu dans la séance du 20 octobre, et qui concluait ainsi :
(1 Corps administratif sans pouvoirs, Cominnne despote, peuple bon, mais trompé; forée publique excellenti', mais mal commandée, voilà Paris. Foihlesse du Corps légfislalif qui vous a précédés; délai de la part de la Convention dans <|uel<|ues dispositions fermes et nécessaires, voilà les causes du mal. »
Le délai dont se plai.'jnait Roland se rapportait à l'impunité laissée aux massacreurs des prisons et à l'or.'fanisation de la {jarde départementale , adoptée en princi])e par la Convention.
On demandait contre Danton le châtiment des crimes de septembre, on ciiait contre Robespierre A bas la tyrannie! on annonçait hautement la résolution de résister aux j)rétentions d'une commune factieuse, mais en définitive on ne prenait aucune mesure importante et viffoureuse. Les e.sprits se montaient de plus en plus. Ibizot, habitue'; à re{;arder toute attaque contre Roland eoninie personnelle, s'écriait, le tJ novembre, se mettant tout à coup eu cause contre Danton : « Il ne peut pas v avoir accord entre les honunes du 10 août et les assassins du '2 septcndu-e — Je vous délie de m'iniputer ici, je ne dis pas le plus léger crime, mais la plus légère absence à mes devoirs. » De violents murmures éclatent à ces mots. On crie à Ruzot : « On ne parle pas de vous! » Mais tous les jours Roland était attaqué et madame Roland comprise impliciten>ent dans l'attaque. Aile/, donc dire à ce sombre amoiu-eux menacé dans son parti politicpu' et dans son amour,... qu'on ne parle pas de lui!
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