‹ Etude sur Malebranche d'après des documents manuscritsChapitre 12 sur 23 · F. BURNET · texte numérisé non relu

F. BURNET

On dit ici, mon Père, qu'on travaille présentement, à Paris, à une nouvelle édition des œuvres de S. Augustin, et comme je sais bien que ces messieurs aient tous les meilleurs manuscrits, et les moyens de s'informer de tout ce qui regarde les œuvres de ce Père, je serai bien aise de savoir ce qui est devenu de ce Traité ou épîlre de S. Augustin écrit : ad Orosium, et cité par AmbrosiusCatharinus (Gomment, in gen.2) touchant le paradis terrestre, et cette tradition assez connue parmi les anciens, quod pertingebat ad circulum lunarem. Je ne crois pas que ce passage soit aujourd'hui dans les œuvres imprimées de S. Augustin , et pourtant Catharinus le cite d'une manière si forte, et avec tant

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d'autorité, qu'on ne sauroil douter qu'il n'eût \u et lu l'endroit même de S. Augustin. Si celle nouvelle édition est apprêtée par les Pères de l'Oratoire ou quelques autres de votre eonnoissanee , je vous prie de leur proposer ce doute, peut-être se trouveront-ils obligés en quelque façon d'en éclaircir le monde, et de nous dire des nouvelles de ce passage perdu.

Je demeure à Londres, et vos lettres me trouvèrent bien ayant cette adresse en anglois '.

Lettre «lu docteur Duriiet au P, .Mulehranclie.

Londres, le JO juin IG82.

Il y a un an que je lis réponse à voire très-obligeante du 19 mai 1681, et depuis ce temps-là, je n'a rien su de \os nouvelles, c'est pourquoi je prends l'occasion très -volontiers de vous saluer par ce gentilhomme allemand, qui, ayant passé quelque temps en Angleterre, va faire le voyage de France. Il est fort de mes amis, et oulre son mérite en toutes autres choses, il a un savoir bien extraordinaire, et beaucoup au delà de son âge, dans les langues orientales et dans la lilléralure rabbinique, el je vous prie de lui donner la eonnoissanee de ceux chez vous qui cultivent ces étu-

1 For Mr. Thomas Uurntl in Lincolo's Inn-Fields, Holborn Kow, ;it \€

F"lo\\er-PoU à Londres.

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dcs-là et les belles-lettres, car il a de l'érudition et du savoir pour tout. Dans ma lettre de l'an passé, mon Père, je vous priai de faire proposer à ces messieurs à Paris qui travaillent à une nouvelle édition des œuvres de S. Augustin de nous rendre quelque compte d'un passage qui est cité souvent : ex sancto Augustino ad Orosium , nempe, quod paradisus terrestris pertingebat ad circulum lunarem. Ce qui ne se Irouve pas aujourd'hui, dans les œuvres de S. Augustin, et pourtant plusieurs auteurs le citent comme de lui, et particulièrement Ambrosius Catharinus, dans son Commentaire in gen., c. 2, et il le cite avec une telle force, qu'on croiroit bien qu'il l'eût vu et lu lui-même dans ce S. Père. Assurément celle doctrine ou tradition étoit fort reçue, comme j'ai fait voir dans mon Traité , et elle a été portée jusqu'aux apôtres. Les autres la donnent à Beda ou à S. Augustin; mais aujourd'hui on l'a ôté ou il ne se trouve pas dans les ouvrages, ni de l'un, ni de l'autre.

Je voudrois bien savoir le sentiment de vos savants critiques là-dessus. Je suis souvent hors de Londres, et si vous me faites l'honneur de vos lettres quelquefois, c'est le moyen le plus sûr de les adresser à mou libraire pour moi; je suis avec respect et affection, mon révérend Père, votre très- humble et très-affectionné serviteur,

F. BURNKT1.

1 L'adresse ist : Au révérend Père, le P. Malcbranche, au covent des Pères de l'Oratoire, rue Saint-Honoré, à Paris.

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Lettre de an P. Malehranche.

A Paris, le 1G juillet. . . .

J'arrive à neuf heures du soir de chez le syndic dus libraires où j'ai vu, avec un extrême chagrin, un ordre de M. le chancelier, par lequel il lui commande de faire rechercher et saisir partout les Méditations chrétiennes, et de mettre à l'amende les libraires qui oseront en avoir, et en faire venir chez eux, après la défense signifiée. J'ai rencontré chez ce syndic le sieur Thierry, qui étoit revenu de Hollande le jouiprécédent. Il m'a dil que les Méditations chrétiennes étoient toutes vendues à un libraire de LaHaye nommé Moukens, lequel en avoit déjà débité une grande partie, dans la Flandre, et aux autres libraires de Hollande, qui font trafic de livres eu détail. Car pour Blaen, il imprime seulement pour vendre en gros à ses confrères,

Les partisans de M. Arnaud publient dans le monde que son écrit contre votre sentiment sur les idées, n'est que comme une préface au livre qu'il a composé contre le Traité de la nature el de la grâce, et qu'il n'en a usé ainsi que pour obéir à la loi que vous imposez au lecteur de bien examiner ce que vous avez écrit des idées avant que déjuger duTraité de la grâce. Je vous donne le bonsoir, mon révérend Père, el je

vous conjure encore ici de faire paroitre au plus tôt votre réponse; elle est d'une importance extrême; car le public s'imagine que la critique de M. Arnaud est une grande affaire, puisqu'il y a fait mettre son nom, son surnom et sa qualité de docteur de Sorbonne.

Lettre «le Lt-ihnitz au P. Mulebranche.

llanover, l*r janvier I7001.

Mon révérend Père,

Je commence par le remercimenl que je vous dois pour votre beau livre de l'AmourdeDieu. Il me semble que vous convenez avec les idées que j'en ai et dont j'avois marqué quelque chose dans ma précédente 2. Si on donnoit des définitions, les disputes cesseroient bientôt. C'est pourquoi je tâchai d'en donner de la justice, de la sagesse, de la charité, et de la béatitude en parlant du droit de la nature dans ma préface du Codex juiïs gentium diplomaticus.

Je trouve ce même défaut dans la philosophie, et quelquefois dans les mathématiques. Ce que j'avois écrit à M. Bernouilli de Groningue, et qui l'avoit converti sur l'estime des forces, n'a pas été imprimé. C'é-

1 M. Cousin s'est donc trompé en disant que le commerce épistolaire de Leibnitz et de Malebranche tut interrompu de 1090 ù 1710. [Fragm. de pli. cart., p. il T.'

- Publiée par M. Cousin, ib.. p. 413.

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toienl dos loi très que nous échangions, et qu'il aura communiquées à M. le marquis de l'Hôpital.

Ce n'est pas la première fois que j'ai réussi à persuader par lettres; mais eela n'est pas ordinaire ', et encore moins de convaincre les gens par des livres, surtout lorsqu'ils ont pris parti publiquement; car peu de gens sont capables de celte sincérité sur ce chapitre, que vous possédez avec tant d'autres belles qualités, et dont vous avez donné des preuves publiques. Les lettres pourtant, paraissent plus propres à gagner ceux qui nous sont contraires que les livres, car elles intéressent moins ce point d'honneur, qui joue son rôle, lors même qu'on n'y pense point. Le tète à tète est le plus commode pour conférer sur la philosophie, mais des gens comme moi, qui se trouvent dans des endroits éloignés des grandes villes, ont le malheur de ne pouvoir profiler, par ce moyen, des pensées des excellents hommes dont Paris ou Londres abondent , et à qui on n'oseroit ni ne doit demander qu'ils se donnent la peine de s'expliquer par lettres; ce qui surtout a lieu, mon révérend Père, à voire égard. Vous et autres personnes d'un mérite extraordinaire êtes chargés de l'instruction du genre humain, et vous employeriez mal votre temps, si sous vouliez vous appliquer à instruire des particuliers en écrivant des lettres. Il n'en esl pas de même de moi, car mes pensées n'étant pas encore assez fixées en système mis par ordre,

• C'est aussi l'opinion de Malebranche.

je trouve du profit dans les objections et réflexions

que je rencontre dans les lettres de mes amis. Je prends plaisir de voir les différents biais dont on prend les mômes choses; et cherchant à satisfaire à un chacun (supposé qu'il cherche sincèrement la vérité), je trouve ordinairement des nouvelles ouvertures, lesquelles ne changent rien au fond de la chose, lui donnent toujours un plus grand jour. Ainsi je .n'ai jamais perdu mon temps.

Il passa ici, il y a près de trois ans, une personne d'esprit et de savoir, qui alloit en Italie , en compagnie du fils de M. le comte deGuiscar. Il me marqua, ce me semble, qu'il avoit l'honneur d'être connu de nous. Je suis fort touché du malheur arrivé à cette belle compagnie; M. le marquis de Guiscar et M. d'Avenues étant morts à Vienne de la petite vérole. Toutes les fois que je pense cà ces sortes d'accidents, je suis en colère contre les médecins (quoique d'ailleurs je les estime fort, mais de loin, tant que je puis), c'est qu'il semble qu'on devroit savoir le moyen de guérir les maladies assez ordinaires, qui ne consistent que dans les humeurs.

Ce que M. le marquis de l'Hôpital m'avoit envoyé sur le problème de M. Falio le Duillier, ayant été envoyé d'abord à Leipzig, comme je lui marquai dans ma réponse, a été inséré depuis dans le journal qui s'y fait. Ce que je vous supplie de lui témoigner, avec mes recommandations, et d'ajouter qu'on désapprouve fort, dans la société royale d'Angleterre, la manière dont

Fatio po a usé à mon égard. Nous avons appris de plus qu'au lieu d'avoir méprisé le problème de M. Bernouilli (comme il fait semblant), il la (sic) cherche inutilement, avec beaucoup d'application fort longtemps. Ces manières peu sincères et peu convenables font déshonneur aux sciences. Je souhaite que dans votre nouvelle édition de la Recherche de la vérité, vous fassiez distinguer les additions ou changements, du reste, soit par la diversité des types ou par d'autres caractères, afin qu'on la puisse remarquer plus aisément, car il y aura sans doute des choses considérables. Je m'imagine que M. le marquis de l'Hôpital travaillera à son ouvrage nouveau, qui sera de conséquence, comme tout ce qu'il nous donne. Je suis avec zèle, mon révérend Père, votre très-humble et trèsobéissant sen ileur,

LEIBNITZ

Lettre «le M- I alihé nagiienet an P. Malehrancue.

De Borne, le 12 août 1G08.

Mon révérend Père,

M. le cardinal de Bouillon m'ordonne de vous écrire pour vous témoigner la satisfaction qu'il a eue de la lecture de votre traité de l'Amour de Dieu. Il y a longtemps que S. A. E. connoissoil votre mérite qui est hors de toute comparaison par vos autres ouvrages

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el particulièrement par ceux que vous avez faits dans la dispute que vous avez eue avec feu M. Arnaud, dans laquelle vous avez eu un si grand avantage, au jugement de tous ceux qui n'ctoienl pas prévenus en faveur de ce célèbre docteur pour qui il semble que la raison même autorisoit et juslifioit la prévention. S. A. E. n'eut point alors d'occasion de vous témoigner l'estime singulière qu'il faisoit de vos ouvrages el il seroit trop lard de commencer à présent à le faire. Mais il est vrai qu'il dit plusieurs fois qu'il étoit persuadé que M. Arnaud étoit bien facbé de trouver en son chemin un homme tel que vous, qui venoit si mal à propos pour lui faire douter de son infaillibilité dont il semble que l'opinion étoit établie dansl'esprit de tout le monde. Pour revenir au traité de l'Amour, M. le cardinal de Bouillon y a non-seulement admiré la justesse de vos raisonnements fondés sur des principes si solides, si naturels et si évidemment vrais; mais encore l'extrême modestie avec laquelle vous parlez sur une matière que les autres décident avec tant de complaisance, quoique bien éloignés de l'avoir approfondie avec autant de lumières que vous. S. A. E. a même dit qu'il ne eonnoissoil personne plus capable que vous de bien juger de cette affaire. Si c'étoit ici une lettre que je me donnasse l'honneur de vous écrire de moi-même, je vous manderois par un long détail l'estime infinie que les -habiles gens font ici de vos ouvrages et les façons de parler toutes singulières avec lesquelles ils s'expriment. Mais je me contente de m'ac-

DÉ BfALEBRANCHE. si

quitter simplement de la commission que S. A. E. me

fait l'honneur de me donner. Je suis, avec un très-profond respect, etc.

i:\iraU il u nr Iciirc île Ht d'AHemiius au P. Mtilebrunclie '.

A Champniers, ce r2 mars 1684.

J'admire M. Arnaud, je vous l'avoue, et de jour en jour l'homme me devient de plus en plus incompréhensible; je "doute fort néanmoins, quoiqu'il dise, qu'il écrive contre voire réponse, et la preuve certaine que j'en avois pensé juste, c'est qu'elle le met en colère. Quand nous aimons la vérité plus que nous-mêmes, elle nous réjouit toujours, quelque fausseté qu'elle découvre dans nos pensées, mais quand au contraire nous nous aimons plus qu'elle, plus elle esl évidente et plus elle nous choque quand elle montre que nous nous trompons. Il est fâcheux d'avoir été longtemps applaudi et d'être justement repris, quoique, selon S. Augustin , nous ne devons être sensibles aux louanges qu'en ec qu'il nous marque que ceux qui nous les donnent aiment ce qui mérite d'être loué. Cependant ceux qui se disent ses plus grands disciples

1 M d'Allemans, selon Saint-Simon, avoit beaucoup d'esprit, -de savoir et <tc monde. ( Yoy. lis Mémoires <ht <htc d<> Saint-Simon, édil. d>? M. Chérucl, in-12, t. \i , p. 148.)

ont bien de la peine à se tenir purs dans cette pratique, et vous en voyez la preuve. Je prie Dieu qu'il change dans l'homme l'usage insensible, mais ordinaire, qu'il fait des plus saintes choses.

Si quelqu'un peut me redresser sur cela, c'est vous sans doute, mon très-révérend Père, et j'ai plus d'une espérance qui m'assure que je me sens dans un état où je ne veux pas demeurer. Je n'ai qu'à lire vos ouvrages pour être sensiblement redressé, et si vous saviez combien cela est vrai, vous ne vous étonneriez nullement ni ne désapprouveriez encore moins la passion avec laquelle je souhaite tous ces nouveaux (ouvrages) que vous faites; et si je ne vous presse pas davantage sur votre Morale et sur votre Réponse, je fais sans doute ce que je dois, mais je ne cesse pas pour cela de vous donner une grande marque de modération.

Il fait ses compliments au P. Salmon1, à M. l'abbé Catelan et à M. de la Chèse.

Extrait d'une lettre de M. d'Allemaus au F. Malcbranche.

A Montardy, ce 6 mai 1C84.

Ce que vous me mandez m'afflige : je tombe d'accord qu'il faut se défier des hommes, mais c'est pour cette raison que vous devez vous défier de ceux qui vous

J De i'Oratoire. Ami de Malebranehe. Il l'accompagna en Saintonge , chez le marquis d'Allemans. ( Voy. la NoUce bibliographique.)

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ont fait de tels rapports, si absolument vous ne les coimoissez vraiment croyables. Je ne vous dirai pas qu'on m'a dit directement 1 «3 contraire de ce que vous dites qu'on a dit; mais je sais bien qu'ayant dit en plusieurs endroits et en particulier à M. de Cordemoy1 qu'on avoit pris et chez vous-même l'endroit de l'oraison marqué contre vous et contre votre doctrine, qu'il m'a répondu très-positivement qu'on faisoit tort à son auteur, que vous ne le deviez pas croire, que ceux qui entendoient la Recherche de la vérité ne le croiroient jamais, puisque, quoique vous y fassiez agir Dieu par des voies générales, vous le faites parfaitement auteur de toutes choses, de tout ce qui est, hors du péché qui n'est rien, que vous y détruisez parfaitement l'efficace donné aux causes secondes, qu'enfin autre chose est de dire que Dieu forme les voies générales dont les effets se développent comme ils peuvent, ou de dire que Dieu formant un dessin dans le dernier détail et dans la dernière discussion, il l'exécute néanmoins par des voies simples et générales, parce qu'elles sont plus dignes de sa sagesse, et n'arrête pas même les petits inconvénients qui suivent ordinairement de ce qui est simple, parce qu'il est constant dans sa manière d'agir, et qu'une telle (voie), accompagnée de ces mêmes inconvénients, le glorifie

1 L'abbé de Cordemoy tenoit des conférences chez mademoiselle deVallly. {Voy. le P. André, par M. Charma, t. 1, p. G.) On trouve dans le tome i", page 9ô, du Nouveau recueil de pièces fugitives de l'abbé Archimbaud, quelques détails sur ces conférences.

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infiniment davantage qu'une plus composée el plus particulière qui les empêeheroit que cela étant, voire doctrine étant celle d'une infinité de philosophes anciens, on devoit croire qu'il les avoit voulu combattre et non pas vous, que ses propres paroles le marquent, et que par conséquent vous ne pouviez pas être l'objet du mépris dont il y parle. Assurément, mon très-révérend Père, on est entré dans tout ce détail avec moi ; et il me paroît trop grand pour ne pas venir de la propre bouche de celui qu'on veut faire parler autrement1. Je crois même que s'il l'avoit pensé, il me l'auroit dit surtout, lorsque, presque mot pour mot, je lui ai rapporté le 4e chapitre de votre réponse à .AI. Arnaud, dont il ne disconvient nullement, el même M. l'abbé Catclan m'a mandé depuis qu'il avoit dit hautement à l'Oratoire que vous aviez raison contre lui. Je veux bien suspendre mon jugement, mon très révérend Père, mais je crois aussi que vous devez suspendre le vôtre, et qu'au moins vous ne devez pas être empêché d'en chercher des preuves originales; je ne saurois m'empècher de croire que votre désunion ne peut être qu'un très-grand malheur pour la vérité, et pour tous ceux qui l'aiment, et que ce ne peut être son esprit qui Fa fomentée

Ne m'oubliez jamais, mon très-cher et très révérend Père, devant Dieu et ni dans votre cœur.

Je suis avec toute l'attache, tout le dévouement et le

1 Je eiv.s qu'il t'asW ici de M. Dossue!. — P. Adnj.

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très-profond respect dont le mien est eapable, absolument à vous ,

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