‹ Étude sur Moisant de BrieuxChapitre 2 sur 4 · LISTE CRITIQUE ET CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

LISTE CRITIQUE ET CHRONOLOGIQUE

CKXJVRICS IDE MOISANT DJK BRIKTJX.

1648-1649 (?). — Oîiosi pectoris occupatio, sive Gallus gallinaceus , in-folio.

Il nous a été impossible de retrouver cet ouvrage , devenu extrêmement rare. Le titre que nous reproduisons ici a été copié textuellement sur les Bulletins de la Bibliothèque nationale , qui a possédé ce volume, égaré aujourd'hui. — Quant à la date de sa publication , nous croyons ne pas nous écarter de la vérité en lui assignant l'année 1648 ou 1649. En effet, dans la dédicace de son Laudate Dominum, qui parut en 1630, de Brieux parle de son poème sur le Coq comme ayant déjà été présenté à la reine de Suède.

Nous avons étudié plus haut la valeur de cette œuvre; nous n'y reviendrons pas. — Nous ajouterons seulement que Halley a composé une Métamorphose du Coq de Moisant en planète ( Opuscula misceUanea , p. 238).

De Basly Le Mière a composé, à ce sujet, le quatrain suivant :

Enfin il ne vit plus, et le tombeau l'enserre, Ce Coq partout vanté de l'illustre Brieux ; Mais non, il n'est pas mort, il a quitté la terre Et le docte Halley Ta placé dans les cieux.

1650. — Laudate Dominum , seu carmen euckaristicon quo creaturœ omnes ad enarrandam numinis gloriam excitantur. Cadomi, apud Adamum Cavelier, typ. regium. M. DC. L. Très-belle édition grand-in-S" de 27 pages. Dédié à la reine de Suède.

Le volume renferme (p. 23 et 26) deux pièces de Halley à de Brieux et à de La Luzerne et (p. 27) une épigramme de Joannes Le Mière.

Cet ouvrage n'est indiqué dans aucune des bibliographies précédentes.

1651. — Heliconis status hodiernus, seu de amore summo quo Musas prosequitur Svecorum princeps, Elegia. Grand in-folio de 14 pages; édition soignée.

Ce petit volume commence par une lettre à Vossius ; de Brieux le prie de présenter son livre à la reine. Il annonce plus loin que Christine de Suède l'a honoré de l'envoi d'un collier d'or.

C'est à la dernière page seulement qu'on lit le nom de l'imprimeur et la date de la publication : Cadomi, apud Adamum Cavelier, typographum regium. M. DC. LI. Il n'avait pas encore été fait mention de ce volume.

1635. — Pétri Mosantii tumidus. Cadomi , apud Adamum Cavelier, 1653, in-Zi° de 32 pages. Dans ce recueil, de Brieux a réuni les élégies

composées sur la mort de son fils Pierre , assassiné par trois misérables. La préface, Ad lectorem, est signée par Moisant de Brieux.

Cette brochure est d'une grande rareté. Les biographes de M. de Brieux n'en ont pas eu connaissance.

1656. — Hymni et gemitus , seu paraphrasis psalmorum prinii , octavi, vigesitni primi , et centesimi sexti. Cadomi, prid. non. april 1656. Une ode et deux sonnets terminent ce volume. Les deux sonnets se trouvent reproduits à la fin des Méditations morales et chrétiennes (Voir cet ouvrage).

Il est à remarquer que les ouvrages que nous venons de citer sont imprimés chez Adam Cavelier, qui exerça sa charge d'imprimeur de 1607 à 1656 , rue des Jésuites. Jean Cavelier , son fils, le remplaça de 1656 à 1701. Ce dernier a laissé des Œuvres remarquables. On cite surtout ses Antiquités romaines»

1658. — Poemata îatina. Cadomi, apud Joannem Cavelier, Régis et Académies typographum. M.DG. LVIIL Ulustrissimo viro Carolo Santamaurseo Montauserii marchioni , Inculismensis et Santonicae provinciarum prajfecto , Jacobus Mosantus Briosius. In-4° de 72 pages.

Parmi les pièces qui composent ce volume , nous remarquerons surtout un poème sur le déluge , un autre sur le cœur de Germanicus , les épigrammes à Chapelain et à Ménage, et des lettres, qui renferment de curieux détails sur la vie , la maladie et les habitudes de l'auteur. Nous ne dirons rien d'une idylle assez fade et de quelques autres pièces composées

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par de Brieux dans ses premières années , à Sedan et à Metz.

1639. — Hortulus, seu Lilia, ayant pour épigraphe ces vers :

Trahit sua quemque voluptas.

Me vero nivei teneant ante omnia flores , Lilia amem.

Cadomi, apud Joannem Cavelier , Régis et Academiae typographum. M. DC. LIX. Splendide édition in-folio de 23 pages numérotées. Six pages de dédicace à Nicolas Fouquet; de Brieux y rappelle la chaude amitié dont Fouquet a bien voulu l'hcnorer lors de son séjour au Parlement de Metz. Cette dédicace porte la date suivante : Datum Cadomi IV cal. april. M. DC. LIX. Les vers sont ordinaires. Cet ouvrage n'a été compris dans aucune des bibliographies de Moisant de Brieux.

A la page 23, après le mot finis, on peut lire un post-scriptuin annonçant la joie universelle que donne la nouvelle de la paix des Pyrénées. Ce retour de la paix lui inspira un autre ouvrage, qui parut deux ans après, en 1661.

1661. — AstrcBa redux, seu Pacis effigies; Eîegia, Cadomi, apud Joannem Cavelier, Régis et Academiœ typographum, M. DC LXI. In-4'' , 12 pages de texte seulement et une dédicace à Nicolas Fouquet.

1663. — Jacobi Mosanti Briosii Poemata. Cadomi , J. Cavelier, 1663. In-12 de 184 pages, plus cinq feuillets préliminaires.

Ce volume renferme la seconde édition très-augmentée des poésies latines de Moisant de Brieux. Il

reproduit particulièrement le Gaîlus gallinaceus et quelques autres pièces relatives à l'histoire naturelle, les Hymni et gemitus, etc., etc.

1665. — Munuscula , seu christianissîmo Régi, serenissimoque Delphino , necnon generosissimo Duci Montauserio oblata epigrammata, Cadomi, apud Joannem Cavelier , Régis et Academise typographum. M. DC. LXV. In-8^ de 15 pages.

Ce petit recueil contient l'élégie sur l'épidémie de Caen , des louanges au roi sur sa bienveillance envers les hommes de lettres et des épigrammes en l'honneur de Montausier.

Toutes les pièces de ce recueil, non cité jusqu'à ce jour, sont reproduites dans le Poematum pars altéra, 1669 (Voir plus loin).

1666. — MarticB Violes, seu generosissimo Montauserio Duci oblata mense Mariio epigrammata. Cadomi, apud Joannem Cavelier , Régis et Academise typograplmm. M. DC. LXVI , petit in-8° de 16 pages. Cet opuscule, qui ne se trouve mentionné dans aucune des biographies de notre auteur , contient une description du Printemps fort jolie et des épigrammes traduites du grec et rééditées plus tard dans le recueil de poésies latines de 1669.

Halley, dans les Opuscula miscellanea , dit que cet ouvrage fut envoyé à Montausier , après une longue et cruelle maladie du poète.

1666. — Nous trouvons, dans le Poematum pars altéra (1669), p. 5 , un titre nouveau :

Briosii rusticœ deliciœ anni M. DC. LXVI , dédié à Montausier.

Moisant de Brieux, on le sait, composait chaque

année un petit volume de poésies, qu'il offrait à son ami. Lorsque plusieurs de ces opuscules faisaient un ensemble respectable , il les réunissait dans un gros recueil. C'est ainsi que se fit l'édition des Poemata latina de 1663. C'est de la même manière que se composa le recueil de 1669 : Poematumpars altéra. Nous supposons , en conséquence , que les Rustica delicicB ont fait l'objet d'une édition spéciale en 1666, comme le titre tout particulier et la date de l'ouvrage semblent l'indiquer. Nous livrons cette supposition à l'examen des personnes compétentes.

En tout cas , le poème , fait sur la demande du duc de Montausier , est cbarmant. De Brieux y raconte sa vie , ses joies intimes dans son jardin , ses lectures favorites, les souvenirs de sa jeunesse, ses promenades sur la plage et les couchers de soleil sur la mer. C'est, en vers, la répétition de sa lettre latine à M. de Touroude (p. 19, Epistolœ, 1670).

1667. — Méditations morales et chrétiennes, I" partie. A Caen , chez Jean Cavelier , imprimeur du Uoy et de l'Université, M. DC. LXVII, 212 pages. Les Méditations sont dédiées à M"* la duchesse de Montausier, dame d'honneur de la Reyne.

Nous avons déjà parlé de cet ouvrage dans le courant de notre étude. Nous avons dit dans quelles douloureuses circonstances il vit le jour et l'éloge qu'en firent de grands esprits ; nous n'y reviendrons pas. Nous parlerons seulement des sept sonnets qui terminent l'ouvrage, et nous remarquerons surtout celui sur la mort de M"' de La Luzerne , le Sonnet du chrétien au pied de la croix et les Pensées d'un solitaire.

M. Weiss a dit que ces Méditations étaient inédites. Cet ouvrage est très-rare, il est vrai ; mais nous avons eu entre les mains l'exemplaire de M. Julien Travers; nous pouvons donc affirmer son existence. La seconde partie seule semble inédite, bien que Segrais en parle comme ayant été imprimée à Caen en 1674. Nous ne connaissons que la préface de cette seconde partie, publiée, en 1673, dans les Divertissements, p. 84.

1668. — Jacobi Mosanii Briosii poemata. Cadomi, J. Cavelier, petit in-8''. M. Frère est seul à parler de cette édition, que nous n'avons pu nous procurer.

1668. — Les divertissements curieux de M. D. B. Caen, J, Cavelier, 1668, petit in-12.

M. Frère a le premier découvert cette première édition des Divertissements (Voir plus loin celle de 1673).

1668-1669. — De Flandrîca potentissimi , justissimi , fortissimi , inviciissimi Régis Lud. XIV expeditione ; cpigramma ; suit une autre épigramme latine et un impromptu du même auteur , in-f". Cet ouvrage , qui se trouve à la Bibliothèque nationale, a été réimprimé dans le Poematum pars altéra.

1669. '— Mosanti Briosii poematum pars altéra; accesserunt guœdam, ad illustrissimum Sanclarum Turm goiium , comitem consistorianum et ad clarissimum Premontium Grandorgœum de Cadomensium rehus Epistolœ. Cadomi, J. Cavelier, M. D. L. XIX, in-16 de 148 pages.

Ce volume renferme l'élégie sur l'épidémie de Caen, les Rusticœ deliciœ et les épigrammes imitées du grec , le commencement du poème Nutricis asellœ panegyris, qui devait avoir 600 vers et qui ne fut

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