Paneg
charge ^ Â cette époque, la durée des fonctions consulaires n'était peut-être pas régulièrement de deux mois ; mais elle ne variait qu'entre deux et quatre mois *. Or, les dates que nous venons de donner ne permettent pas d'admettre pour Pline et Tertullus un consulat de quatre mois, et leur consulat doit nécessairement se placer dans les mois de septembre et d'octobre de l'an 100. Le discours de remerciement qui nous a été conservé a donc dû être prononcé au sénat le l®*" septembre.
A ce propos il est intéressant de chercher à déterminer autant que possible la date à laquelle avaient eu lieu la désignation et la renuntiatio des consuls, d'autant plus que sur ce point nous en sommes presque réduits aux indices fournis par Pline luimême. Ces indices nous montrent qu'il pouvait y avoir à
t. Orelli, n. 782, qui est évidemment de l'an 100, Trajan étant Mb. pot, ///, cùs, 111 desig, IIII.
2. Suivant Borghesî, le consulat, sous Trajan, était encore régulièrement de quatre mois; il s'appuie sur le fragment des fastes d'Ostie (Henzen 6446), qui contient les fastes complets de 92 et, à part le consul qui remplaça Domitien le 13 janvier, ne donne de nouveaux consuls qu'au l*' mai et au l*"' septembre. Mais ce qu'on sait des fastes de Tan 100 ne permet pas d'admettre cette opinion et fait plutôt penser aux consulats de deux mois, dont Brambach fait en conséquence (de ComitiorumBom, mutafn roiione, p. 16 et suiv.) remonter l'origine à Trajan. [Mais cette origine remonte probablement encore plus haut Déjà les fastes de l'an 69 ne peuvent se rétablir qu'en admettant des consulats bimensuels et l'on peut en dire autant de ceux de Tan 81. Nous connaissons maintenant de cette année les consuls suivants (Henzen, Scavi nel bosco dei Frat. Arv. p. 38) :
f it. Flavius Silva Nonius Bossus,
Janv. 3, 15. I Annius Pollio Venucosms.
M. Roscius Coelius.
Mars 30. j g. iulius luvenalis.