‹ Étude sur quelques points de l'ataxie locomotrice progressiveChapitre 14 sur 21 · ATAXIE LOCOMOTRICE PROGRESSIVE. — ÉPHEPSIE SPINALE · texte numérisé non relu

ATAXIE LOCOMOTRICE PROGRESSIVE. — ÉPHEPSIE SPINALE

Roth, 57 ans; mariée à 26 ans; huit enfants. Chagrins, habitation humide. En 1860, douleurs dans le dos à peu près continues, mais s’exaspérant sous forme d’accès et accompagnées d’un sentiment de constriction thoracique; douleurs dans les membres inférieurs, également avec exacerbations paroxystiques; incoordination des membres inférieurs. Troubles de la vision, en particulier diplopie. Ces troubles ont depuis cessé complètement et n’ont pas reparu. — 1860 : la marche devient de plus en plus difficile; fréquemment, la nuit, secousses, convulsions douloureuses dans les membres inférieurs. A partir de 1861, Roth est confinée au lit. En janvier 1863, elle présente les signes les mieux accusés d’une ataxie locomotrice progressive parvenue à un haut degré de développement.

Ee 19 février 1862, frisson violent de trois heures de durée, bientôt suivi d’une réaction fébrile intense. A dater de ce jour, il survient « dans les membres inférieurs des convulsions, revenant « par accès cinq ou six fois par jour et plusieurs fois encore pen- « dant la nuit. Lors de ces accès, qui éclatent sans cause appréciable, « mais que l’on peut toujours provoquer par les excitations les plus < diverses, principalement par l’application d’un corps froid sur la « peau des cuisses, les membres inférieurs sonvprisde mouvements « convulsifs désordonnés, tantôt avec extension et flexion brusques, « se succédant rapidement, tantôt, et le plus souvent, avec extension « prédominante et de manière à figurer les convulsions strychniques. « Ces convulsions, qui durent de cinq à dix minutes, sont accom- « pagnées de douleurs violentes dans les membres inférieurs et le i long du rachis. En même temps, il y a de la somnolence, la langue « se sèche, les narines sont pulvérulentes. Le pouls est fréquent, la » peau chaude, l’état est des plus graves. » Ces accidents, celte

épilepsie spinale n’a été que temporaire. Au bout d’un mois ils avaient totalement disparu.

Dans ( The Lancet , 23 mai 1868, p. 656), nous trouvons l’exemple d’un homme âgé de 50 ans, atteint d’ataxie locomotrice, chez lequel l’excitabilité réflexe était très-exaltée. Un contact inattendu, le moindre frottement suffisaient pour lui donner de violentes contractions spasmodiques des membres inférieurs, accompagnées d’anxiété et de douleur. Phénomène curieux, s’il était préparé au contact, il n’apparaissait aucun spasme.

Nous allons maintenant rapporter deux observations : l’une extraite du Traité d'anatomie pathologique de M. Cruveilhier; l’autre concernant une malade que nous avons vue à la Salpêtrière. Dans ces deux cas, les accès sont bien caractérisés ; aussi nous a-t-il paru intéressant de les réunir.

XIVe OBSERVATION.

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