R. Geier, Alex. m. Hist. Script., Op. L, page
2. A. Chassang, Histoire du roman.... dans l'antiquité, Paris, Didier, 1862, page 316. — A. Graf [Roma nella mernoria.... del medio evo, Turin, Lôscher, 1882-1883, t. I, page 214) a reproduit tout récemment cette même erreur.
3. Sur le fragment 10, relatif à l'expédition de Bacchus en Inde, cf. p. 154.
134 QUINTE CURCE EISTORIEN
sions vagues £V',o', oï Às-'out-. * ; w; u.b sv.o-. vsvpà'^acr'. 2 ; il n'eût sans doute pas pris cette précaution oratoire — dont au reste il use assez rarement — sïl avait puisé à une seule source, s'il n'avait connu que l'ouvrage de Clitarque.
Mais il n'en est pas ainsi, et — comme on pouvait le supposer a priori — son texte contient des documents d'origines notoirement différentes. Les uns — pour ceux-là il n'y a point de contestation — sont tirés de l'ouvrage de Clitarque ; les autres sont pris à des sources diverses, à l'histoire d'Onésicrite, aux relations dont Arrien se sert d'habitude.
Le fait a été suffisamment démontré pour que nous n'ayons pas besoin d'insister ; ne le fût-il pas , Clitarque ne saurait cependant être considéré comme la source unique de Quinte Curce. En effet, la dernière condition indispensable n'est pas remplie; le récit de Quinte Curce n'est pas de tous points identique à celui de Diodore.
Non seulement l'ouvrage de l'historien latin contient des faits absolument ignorés de l'historien grec ^, mais il renferme encore des détails qui contredisent de la manière la plus formelle d'autres renseignements donnés, à propos des mêmes événements, par l'ouvrage de Diodore ''. Cela étant, on ne peut se soustraire au dilemme suivant : ou bien Diodore n'a pas écrit uniquement d'après Clitarque, et alors on ne peut s'appuyer sur la ressemblance générale de son ouvrage avec celui de Quinte Curce pour prouver que ce dernier historien a seulement utilisé la relation de Clitarque; ou bien Diodore a écrit d'après
L Diodore, XVII, 23.