Diodore, XVII, 6j et 73. Cf. page HO
3. La marche sur Célènes (III, 1) et sur Gordium ; la description de la Cilicie (III, iv, 6); le passage des Pyles ciliciennes (III, iv, 11); l'histoire de Sisenès (III, vu, 11;; le conseil des Grecs à Darius (III, vm, i) ; le bain dans le Cydnus (III, v); la délimitation d'Alexandrie avec de l'orge (IV, vm, 6).
4. Détails sur l'armement des Perses, Quinte Clrce (III, n, 1); sur Thyraodes, Pharnabaze, le songe de Darius et l'armée perse (Quixte Curce, m, m). — Cf. encore Quinte Curce, III, xi, 23, et Diodore, XVII, xxxv, '6; Quinte Curce, III, n, 10, et Diodore, XVII, xxx, 2; Quinte Curce, IV, i, 16, et Diodore, XVII, xuvi, 6. Cf. J.-G. Droysen, Op. L, t. I, page 480, n. 3, et 527, n. — A. Fr.bskel, Op. l., page 407, sqq. — D'autre pari, on trouve dans Diodore des détails, des faits qu'ignore Quinte Curce; cf. R. Kôhler, Op. L, pages 36, 37, et en général pages 5, 8, 13, 17. — R. Peteusdokff, Diodorus Curtins, Op. L, page 13, sqq.
Glitarque seul, et, conséquence naturelle, Quinte Gurce ne s'est servi de Glitarque dans aucun des passages où il donne des détails différents de ceux que fournit Diodore. Dans ces deux alternatives, l'argument employé par G. Mùller et les autres critiques perd toute valeur.
Est-ce à dire cependant que Glitarque n'a jamais servi de guide à Quinte Gurce, et que l'histoire de Diodore ne saurait nous être d'aucun secours? Assurément non.
Tout d'abord l'influence de Glitarque se reconnaît dans le& passages que nous avons cités plus haut ^; elle se reconnaît encore — quoique avec moins d'évidence — dans la description du tumulte causé parle phénomène, nouveau pour les Macédoniens, de la marée montante % et dans le récit du sacrifice humain offert à Moloch par les Tyriens. Nous donnons ce dernier fragment, ainsi que le passage de Quinte Gurce qui le reproduit en partie, parce qu'il n'avait été signalé ni par Geier ni par G. Millier.
SciDAS : SxpSavtoç YeXtoç xat
çauiv aXXoE te xoù K'keiTo.pyoç, Iv Kapyr,So'vt èv raTç (jLEyaXat; euy^aTç Tratoa TaTç /,epci toïï Kpo'vou eTTtTiOÉvTaç ezîiTa uuojtatstv.
Quinte Gurce, IV, m, 23 : Sacrum
quoque multis sfeculis inter-
missurD,repcten(]iauctores quidam, eraat, ut ingemius puer Saturno immolaretur ; quod sacrilegium varias quam sacrum CarthaginienseSy a conditoribus traditum, usque ad exscidium urbis suse fecisse dicuntur.
Ce détail du siège de Tyr n'est raconté par aucun des historiens d'Alexandre que nous possédons ; il doit donc, selon toute probabilité, avoir été pris par Quinte Gurce à Glitarque, qui l'avait, à tort ou à raison, introduit dans son récit. Une preuve d'ailleurs que l'origine de ce renseignement était d'ordinaire attribuée à Glitarque, c'est que le scholiaste de Platon, le rapportant à son tour, l'appuie, comme Suidas, de l'autorité de Gli. tarque ^.
Il ne serait pas difficile de multiplier ces rapprochement» partiels, mais — quelque soin, quelque minutie même que l'on