‹ Étude sur Quince CurceChapitre 124 sur 398 · Cf. pages · texte numérisé non relu

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2. Cf. Str.\bon, VII, page 293, et Quinte Ccbce, IX, ix, 25, fragment 20 de C. Mûller.

3. Scholia in Platonem... collegit D. Ruhnkenius, Leyde, 1800, page 14o.

mît à les recueillir — ils n'atteindraient jamais à un chifTre très considérable, et par conséquent ne permettraient pas d'évaluer avec une exactitude suffisante la dette contractée par Quinte Curce envers Clitarque, Laissons donc de côté ces recherches de détail, et tâchons de trouver un point de repère qui nous empêche de nous égarer.

Le XVIle livre de Diodore nous le fournira : ce livre n'est pas tout entier écrit d'après Clitarque * ; à ce titre, nous avons rejeté l'opinion de ceux qui, constatant dans l'histoire de Diodore et dans celle de Quinte Curce un certain nombre de renseignements identiques, ont cru que ces deux ouvrages représentaient une seule et même tradition. Mais, si nous ne pouvons accepter une opinion émise sous une forme aussi absolue, nous n'avons pas pour cela renoncé à nous servir de Diodore; nous croyons, au contraire, qu'il nous sera fort utile quand les limites dans lesquelles son ouvrage peut être utilisé seront connues, c'està-dire quand l'étendue des emprunts faits à Chtarque par Diodore sera déterminée.

S'il en fallait juger par l'apparence, cette étendue serait plus que médiocre ; dans tout ce qui nous reste de la Bibliothèque historique, le nom de Clitarque se trouve une seule fois *. Est-ce à dire que cet écrivain n'ait été qu'en ce seul passage mis à contribution par Diodore? Les critiques, en dépit d'une aussi brève mention, n'ont pas voulu le croire, et l'examen des fragments de Clitarque rapprochés de l'histoire de Diodore leur a donné raison. Malheureusement, ils ont, pour la plupart, tiré de cet examen des conclusions trop générales 2, et ils ont à plaisir exagéré l'influence de Clitarque; un seul, M. Kôhler *, s'est, à ce qu'il nous semble, tenu dans une juste mesure.

Suivant ce critique, le XVIP livre de Diodore — le seul dont nous ayons à prendre souci — se divise, au point de vue des sources, en trois parties d'inégale étendue. La première comprend les chapitres I à XVlll; la seconde, les chapitres XIX à LXIII ; la troisième, les chapitres LXIV à CXYIII. Admettons cette

1. Cf., par exemple, XVII, 90 (sur les arbres d'Hyrcanie) ; — XVII, 91 (sur les Cathéens).

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