Quitte Curce, VI, m
b. Qui.\TE Curce, VI, m. 8.
6. Quinte Curce, M, m, 11. — Cf. Quinte Curce, Y, ix, 3. — Ciclro.n, Ad familiarcs, IV, v; Pro Cluentio, XXI, G7. 1. Qui.NTE Curce, YI, ui, 11.
8. Quinte Curce, VI, m, 16 : <i quadridui nobis iter superest. »
« plus souples, car, après le châtiment de Bessus, ils compren- « dront que les Macédoniens ont entrepris une guerre pieuse et « qu'ils n'en veulent pas à la nationalité perse *. »
Les maximes générales et les comparaisons poétiques ne manquent pas non plus dans le discours qu'Alexandre adresse à ses soldats pour vaincre leurs hésitations : « Jamais, dit-il, la « renommée ne reste pure de tout mélange; il n'est rien qu'elle « n'exagère ^. « — « Gardez-vous d'imiter le laboureur pares- « seux, qui, par indolence, laisse échapper de ses mains des « fruits que la saison a mûris ^. » Dans ce même discours, Alexandre parle tour à tour comme l'Annibal de Tite-Live * et le Gérialis de Tacite ^ ; c'est qu'il a peur de n'être pas assez persuasif, et qu'il emploie, sans compter, tous les arguments mis par l'ingéniosité des professeurs de rhétorique à la disposition du général que ses troupes veulent abandonner.
Les autres personnages ne sont pas non plus toujours dans leur rôle. Darius parie, à plusieurs reprises, de liberté, d'indépendance nationale, comme s'il était un Galgacus^. Il développe un thème qui servira de péroraison à une allocution d'Alexandre '' . II parle constamment d'un ton irrité ^ quoique, d'après Quinte Curce lui-même^, il ait été d'un caractère fort doux. Le jeune Sidonien qui vient annoncer à Abdalonyme son élévation au trône a un ton pédantesque qui ne convient ni à son âge, ni à la mission dont il est chargé. Abdalonyme semblait rêver, nous dit Quinte Gurce; c'était peut-être d'entendre un jeune étourdi lui conseiller « quand il serait sur le trône, maître de la vie et « de la mort de tous ses concitoyens, de se souvenir de la situa- « tion oii il était quand il avait reçu la couronne, et à cause de « laquelle il l'avait reçue *''. »