‹ Étude sur Quince CurceChapitre 252 sur 398 · Horace, Art poétique · texte numérisé non relu

Horace, Art poétique

o. Quinte Gurce, III, vi, 17, sqq.

d'autres traits, par la bonté d'Alexandre envers le soldat qui s'assit sur le siège royal *, par sa bienveillance pour le soldat mourant de soif dans les déserts de la Sogdiane -, et il nous en donnera une preuve dans le récit de cette lutte où fantassins et cavaliers se disputent l'honneur de porter leur souverain blessé^. Il nous le montrera plein de respect pour la mère de Darius, et il s'écriera : « S'il eût jusqu'à la fin de sa vie agi avec la « même modération, je l'eusse trouvé plus heureux que quand, « vainqueur de tous les peuples compris entre l'Hellespont et « l'Océan, il imitait le triomphe de Bacchus; il eût dompté son « orgueil et sa colère, ces vices indomptables; il se fût abstenu « de souiller ses festins du meurtre de ses amis, de mettre à « mort, sans entendre leur défense, ces illustres guerriers qui « lui avaient aidé à vaincre le monde. Mais la fortune ne l'avait <( pas encore dévoyé *. » Et ce ne sera pas la seule fois qu'Alexandre donnera un témoignage de sa déférence pour la faiblesse et pour l'infortune % il nous apparaîtra encore respectueux du vaincu ^, sachant honorer le courage ', modérer ses passions^, et avoir pitié du malheur ^; il sera enfin juge impartial et sévère d'un crime qui cependant lui profite ^".

Les défauts, les crimes du conquérant de l'Asie ne seront pas moins vivement mis en lumière et ne serviront pas moins à l'instruction des lecteurs de Quinte Curce.Nous verrons Alexandre cruel envers Clitus ^K séduit tour à tour par ïhaleslris '-, Roxane '^ et Cléophis '^ oublieux du respect dû au courage malheureux *% injuste envers les Branchides *^, envers Dioxippe *^, et

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