Qlinte Curce : Nihil conterritus, III, XII
Babylonia = Babylon, IV, vi, 2; IX, 2; XVI, 7.
Denique = breviler, VII, i, 36.
Movere pris absolument, IV, i, 30, etc. lier pronuntial, IV, viii, 16; VII, m, 1. Defunctus := mortuus, IV, x, 20.
Humanis rébus eripi, X, v, 10.
Sulpice Sévère, Chronica dans le Corp.
Script. Ecdesiast. Éd. Halm. VienDe, 1876, t. I. Nihil territus, Chr., II, xi, 5.
Babylonia = Babylon, Chr., II, xi, 1.
Denique = breviler, Chr., I, xxi, 3 Promovereprw absolument, Chr., I, xxi, i. lier pronuntial, Chr., I, xxii, 3.
Defunctus ^ mortuus, Chr., 1, xxvi, 1, etc.
Humanis rébus eximi, Vie de saint Martin, VII, 2.
2. De monstris et belluis, trouvé à la suile des Fables de Phèdre, dans un manuscrit du xo siècle ayant appartenu à P. Pithou et publié par J. Berger de Xivrey, Traditions te'ratologiques . Paris, Imp. royale, 1836.
que le Moyen Age nous a transmis ne sont vraisemblablement qu'une reproduction servile des Conciones de l'antiquité K S'il en est ainsi, le fait de la présence des discours de Quinte Curce à côté de ceux de Tite-Live et de Salluste prouverait que la popularité de V/dslorien d'Alexandre a commencé de fort bonne beure.
L'ouvrage de Quinte Curce ne semble donc pas avoir exercé une influence bien profonde ni bien durable. Après avoir, au moment de sa publication, joui d'une popularité qu'attestent, jusqu'à un certain point, les emprunts de Sénèque et de Lucain, il a été négligé par les hellénisants au profit des biographies grecques, il a été supplanté dans la faveur du gros public par les œuvres de Justin, de Julius Valérius, de l'auteur anonyme de Vltiyiéraire; c'est à la fin du iv' siècle et au commencement du v% c'est au temps de Boëce seulement qu'il a reparu; c'est qu'en etfet, à ces deux époques, les grammairiens, les grands seigneurs même s'éprirent d'un goût particulier pour les textes classiques -, c'est qu'alors il y eut une sorte de renaissance, ou tout au moins une période d'activité intellectuelle assez vive. Ces alternatives d éclipse et de pleine lumière sont un des traits caractéristiques de l'histoire de l'ouvrage de Quinte Curce; on aura, à plus d'une reprise, l'occasion de le constater.
II. — Réapparition du nom de Quinte Curce et diffusion de son ouvrage.
Au vn^ siècle et au vin^, les témoignages de l'influence exercée par notre historien font complètement défaut, autant du moins qu'on puisse le savoir '. Sans doute, à cette époque, les clercs pas plus que les laïques ne partageaient tous l'opinion de ce Saint-Ouen qui traitait Homère et Virgile de scélérats *; ils ne croyaient même pas tous avec Isidore de Séville qu'il fallût se défier des œuvres païennes ^ ; les esprits larges et cultivés ne manquaient pas *. Sous Charlemagne, on faisait des vers, on s'adonnait à la peinture, on élevait des monuments, on étudiait et on transcrivait laborieusement en beaux
1. Les Conciones datent de Domitien. Cf. Egger, Examen des historiens Op. l.^
pages 353, 354.
2. Sur les plus anciens manuscrits d'HoRACE, on lit le nom du consulaire Vettius Agorius Mavortils, qui nous dit « avoir corrigé comme il a pu cet exemplaire avec u l'aide de maître Félix, professeur d'éloquence à Rome. «
3. Nous n'avons en général donné dans cette esquisse que les résultats positifs de nos recherches. Il nous eût fallu singulièrement l'allonger, et sans grand profit, pour mentionner tous les écrivains qui n'ont pas connu ou n'ont pas utilisé Quinte Curce. Nous ne prétendons pas d'ailleurs avoir énuméré tous les écrivains qui ont connu et cité notre historien, nous espérons cependant en avoir cité la majeure partie.
4. D'AcHERY, Spicdegium, t. II, page T7. Éd. de la Barre. Paris, 1723.