‹ Étude sur Quince CurceChapitre 40 sur 398 · Cf. Pline, Épitres, II, sx · texte numérisé non relu

Cf. Pline, Épitres, II, sx

fut emploj'ée en parlant de César * et d'Auguste ^. La seule conclusion que l'on pourrait tirer du passage de Quinte Curce serait que l'historien tenait à être exact et que, faisant parler un soldat, il lui a prêté la formule de serment usitée dans l'armée romaine ^.

A cet argument, dont on peut maintenant apprécier la valeur, ils en ajoutent un autre tiré de la liberté avec laquelle Quinte Curce parle des mensonges poétiques des Grecs ^, des présages et de la superstition '. Ils auraient pu, pour rendre leur hypothè.-plus vraisemblable, recueillir dans V Histoire dWlexandre certainpréceptes de morale qui font songer à la morale chrétienne, ils auraient pu citer une curieuse expression de Quinte Curce qui semble être empruntée à saint Paul ® ; ils n'auraient d'ailleurs convaincu personne; Sénèque lui aussi en use très librement avec le paganisme, il se rapproche souvent des chrétiens par ses opinions philosophiques, il n'est pas chrétien pour cela ^

Si l'on ne peut trouver dans l'Histoire d'Alexandre les éléments nécessaires pour donner à Quinte Curce cette réalité qui leur manque, est-on du moins en droit d'espérer d'arriver par un autre moyen à un meilleur résultat? Tous ceux qui se sont occupés de la question l'ont pensé et se sont efforcés d'identifier l'historien d'Alexandre avec un des personnages historiques du nom de Curtius ^ L'entreprise ne laisse pas que de présenter d. difficultés sérieuses.

Et d'abord quel est le nom exact de l'écrivain qu'en France

1. Dion Cassics, XLIV, oO : ÔTtÈp oO (César) or,;ao(7Îa... è']/r,cpî<7avTo, xai ou Tr,v T£ -j-'isiav tr.v te vj/riv w'iJLvjo-av. Nous considérons ici 'j^izlx-i comme l'équivalent de salutem, c'est l'opinion de B. BrussoN, De Formulis et aolemnibus populi romani verbis, Francfort, 1592, page 707.

2. Cf. Institutcs, IF, xxin, 1 : « Primus divus Augustus, semel iterumque gratia personarum motus, vel quia per ipsius salutem rogatus diceretur.... jussit. »

3. Cf. Arriex, Entretiens d'Épictète, I, 14 : à'/./,' zy.il-i'j'. (^TToaTtwTai) ;jl=v TV' (X'.(j8o'fop''av >,au.6âvciVTî:, o [ivjo'jt ■. 7;âvTiov 7tpoTi;j.r,5£sv tt,v toO KaiVapo; <7 (i) T r, p '' a V .

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