Quinte Curce, III, i, 4; VIII, x
o. Quinte Curcr, IV, vi, 12; V, iv, 1; VII, vu, 8, 21.
6. Quinte Ccrce, VU, i, 23 : corporibus quœ utique non odimus. Saint Paul, Ephe's., V, 29 : o-joi:^ y*P 'ît^f- "^h'' sa-jToO ^âpxa £(i''sT,ffîv.
7. Cf. Aubertin, Sénèque et saint Paul, Paris, 1869, et G. Boissier, La religion romaine...., Paris, Hachette, 1884, t. II, page 63, sqq.
8. Il ne faut pas songer ici, comme l'ont fait certains savants (cf. Snaken- BURG, Op. !.. prolég., I , à Curtius Salassus (Eusébe, Chronique, ann. rom., 713) ou à Curtius .Montanus fJuvÉNAL, Satires, IV, 107, 131; XI, 34); on en comprend sans peine les raisons.
on appelle Quinte Curce? D'après les manuscrits actuellement connus, ce serait Q. Gurtius, Curtius Rufus ou Q. Curtius Rufus ^ C'est ce dernier nom qu'il convient d'adopter : il se trouve en effet dans de nombreux manuscrits et dans les plus anciens. En présence de ce dernier fait, il n'y a pas lieu de tenir compte d'une opinion formulée par quelques critiques ^ et en vertu de laquelle le nom de Rufus devrait être considéré comme ayant été ajouté par les savants du moyen âge désireux d'identifier l'historien d'Alexandre avec le personnage mentionné par Suétone, Pline et Tacite ^.
Le problème n'en reste pas moins difficile à résoudre. Deux personnages romains peuvent seuls, par l'époque où ils ont vécu, être identifiés avec notre auteur : l'un s'appelle Curtius Rufus; il fut consul et gouverneur de l'Afrique, il nous est connu par Tacite '' et Pline le Jeune ~= : l'autre s'appelle Q. Curtius Rufus et ne nous est connu que par l'Index des rhéteurs dont Suétone avait écrit la biographie ^.
C'est entre ces deux personnages que la plupart des savants ont choisi, et c'est entre eux qu'il faut choisir. Il n'y a lieu de tenir compte ni de l'opinion de ceux qui font du rhéteur, du consul et de l'historien une seule personne ^ ni de l'hypothèse de ceux qui considèrent l'historien comme le fils du rhéteur ou du consul *. Ce sont là de pures conjectures, qui ne s'appuient sur rien, et à de telles affirmations il suffit de répondre par des affirmations contradictoires.
On ne peut songer à répondre de la même manière aux savants qui assimilent notre historien soit avec le rhéteur de Suétone, soit avec le consul de Tacite. Les raisons qui les ont déter-