Tacite, L. l. : « inter pares difflcilis
4. Tacite, L. /. : » advcrsus siiperiores trisli adulatione. » 0. Cf. Qli.nte Clrce. VIII, IV, 30 : << vullus qui maxime servit; » VIII, v, 5 tanqiiani période animis imperare posset ac linguis, etc. » 6. Quinte Cchce, X, ix, 4, sqq.
TROBLEMKS BIOGRAPHIQUES 53
semble-L-il — sans valeur personnelle; « il s'était fait lui-même », disait Tibère '.
Un dernier fait nous affermirait dans nos préférences : le légat de Germanie reçut à son retour les ornements triomphaux; ce fut, dit Tacite, pour avoir découvert dans le territoire de Mattium une mine d'argent ^; est-ce bien la raison? La suite du passage des Annales auquel nous empruntons ce renseignement permettrait d'en douter; on y lit en effet : « Les soldats écrivirent « à l'empereur pour le prier, quand il donnerait des comman- « déments, de décerner d'avance aux généraux les insignes du « triomphe ^ » Ne faudrait-il pas plutôt voir dans cette récompense , accordée en l'an 4G ^, un témoignage de satisfaction décerné à l'auteur qui flattait Claude comme empereur, en le proclamant homme providentiel, et comme écrivain, en popularisant, à l'exemple de son maître, l'histoire des peuples étrangers '\
Si l'on se rangeait à cette opinion, la biographie de Quinte Curce ne serait plus pour nous un mystère, elle serait au contraire assez facile à reconstituer d'après Tacite et Pline le Jeune. Bornons-nous à reproduire un des chapitres que Tacite "^ consacre à Curlius Rufus : « En parlant de l'origine de Rufus, qu'on « a dit fils d'un gladiateur, je ne répéterai pas les mensonges, « mais je rougis de dire la vérité. Au sortir de l'adolescence, « Rufus, qui avait accompagné en Afrique le questeur de cette « province, se promenait seul, vers le milieu du jour, dans la <c ville d'Adrumète, sous des portiques solitaires, lorsque le fan- <( tome d'une femme de grandeur surhumaine lui apparut, et il <c entendit une voix qui disait : « Rufus, tu viendras un jour « comme proconsul dans cette province. » Cette prédiction éveilla <( en lui d'ambitieuses espérances. De retour à Rome, il obtint la « questure grâce aux intrigues de ses amis et à sa propre acti- « vite, puis la préture, qu'il emporta, par le sulfrage du prince, « sur des candidats de plus haute naissance. Tibère, pour cacher