G. Bouchet, les Sérées, Paris, 1618, folio 28 verso
4. Dans son Examen critique des hisloriens d'Alexandre déjà cilé- Ej. Par Grote, Droysen.
d'accord; ils ne l'ont pas trouvée davantage à notre époque, à ce qu'il semble.
Angelo Decembrio *, le premier qui ait émis une opinion à ce sujet, paraît considérer Arrien comme une des sources principales de Quinte Curce.
Cette opinion — fort hasardée — fît bientôt place à une autre beaucoup plus en harmonie avec la date probable de la publication de l'histoire latine d'Alexandre. Erycius Puteanus ^, au XVI'' siècle, La Mothe Le Vayer ' et Freinsheim * au xvii'', s'accordèrent, à quelques divergences près, pour reconnaître Callisthène, Aristobuie, Ptolémée, Onésicrite et Diodore comme les sources de Quinte Curce.
Ils ne parvinrent cependant pas à faire prévaloir leur manière de voir. Au xvii^ siècle, des savants, contre lesquels s'emporta vivement Freinsheim ^, reprirent une ancienne opinion professée par Pierre Daniel" et prétendirent que Quinte Curce avait choisi Clitarque pour son guide. Depuis cette époque, l'œuvre de Clitarque a été pendant très longtemps considérée comme la seule source où Quinte Curce ait puisé. C'est ce qu'ont essayé de démontrer ou du moins ce qu'ont affirmé Sainte-Croix \ Le-
1. Ang. Dece.mbrius. de Politia lilteraria, Op. l., page 36 : .... graecorum
et Arriani constat historia ex quorum fontibus hic scriptor opus suum
excudit.
2. E. PcTE.^MS, éd. de Quinte Curce, préface : « Quidquid narrât, quia « post alios, stabilivit, ut ceteris crederetur, Callistheni, Aristobulo, Ptole- « mseo unus fecit. »
3. La Mothe Le Vayer, Des anciens et jjrincipaux historiens grecs et latins, Paris, 1646, p. 262 : « ... qu'elle passe dans mou esprit pour une « copie prise sur le véritable original de Ptolémée, d'Aristobule, de Gal- « listhëne, d'Onésicrite. »
4. Freinsheimius, Supjil. in Curtiian, I, i : « uterque autem (Ptolémée et Aristobuie)... ceteris antehabuimus... ». et en marge, à propos de Diodore : « Quem maxime sequi videtur Curlius. »
5. J. Frei.nsheimu Commentarii in lihros superstiies Q. Curtii Rufi. Argentorati , apud heredes L. Tezneri, 1639. Prolégomènes, iv, au mot Cu- TABCHis : " IIujus historiam interprelatus est Curtius, ut quidam putaut, eo argumento quod Curtius eum laudet IX, v, 21. Sed ipse ille locus eos diversum docere debuit; nec enim Clitarchum ibi solum, sed et Timagenem citât, quos tantum abest ut sequatur, ut potius securitatis et credulitatis eos arguât. »
6. En tète du manuscrit de Berne, n" 431. Cf. de Sinner, Catalogus codicum manuscriptorum bihliotheae Bernensis, t. III, pages 490, 491, et appendice, page 318. — P. Daniel regarde même Quinte Curce comme un simple traducteur.