QuLME Curce, IV, ix
d'un fleuve, et l'imagination de l'artiste n'égare pas Thistorien autant qu'on pourrait le croire *. « Nul fleuve plus que le Médus « ne favorise la pousse du gazon ; il revêt de Heurs toutes les terres « qu'il arrose. Des platanes et des peupliers couvrent aussi ses « rives ; et les forêts qui le bordent, quand on les voit de loin, (( paraissent continuer celles qui couvrent les montagnes voi- « sines. Le Médus, en effet, coule dans un lit profondément en- « caisse, et, par-dessus les arbres qui l'ombragent, s'élèvent encore « des collines, couronnées elles-mêmes d'une riche verdure, « qu'elles doivent à l'humidité qui pénètre leurs racines ^ ))^
Il en a décrit bien d'autres : c'est le Marsyas, descendant d'une montagne , qui tombe avec grand fracas sur un roc et de là court arroser les campagnes environnantes, toujours pur, n'ayant aucun afnuent et roulant des flots dont la couleur rappelle ceux d'une mer calme ^ c'est le Gydnus, « qui coule limpide sur un « lit de gravier*; » le Tigre, entraînant dans sa course violente des rochers et les eaux de mille torrents ^ le Pasiligris, qui, prenant sa source dans les montagnes, se fraye une route à travers les forêts au milieu des précipices et des rochers, puis d'un cours plus tranquille baigne la plaine et devient naviga-" ble « ; c'est le Ziobétis ' et le Polytimèle », avec leur cours souterrain ; ce sont enfin les fleuves de l'Inde, le Gange ^ llndus, luttant contre les rochers, emportant avec lui les arbres arrachés de ses rives ^^ d'autres encore moins connus et moins exactement
décrits **.
QuintcCurce s'est essayé à peindre les paysages les plus divers. Il nous a tour à tour montré les forêts de l'Inde « immenses, « plantées d'arbres touff'us, d'une hauteur démesurée, dont les (( branches, grosses comme les troncs auxquels elles tiennent, se