Cf. Th. Zolling, Op. /., page
8. J. G. Droysen, Op. /., t. I, app. VII, page 805. — Sainte-Croix, 0/x /., page 587. Sur la chronologie chez les historiens anciens, cf. Matter, Histoire de l'École d'Alexandrie...., Op. L, t. II, page 75, sqq. Cf. Pline, Histoire naturelle, VI, xxvi, 1.
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Ce sont là des observations générales et qui portent sur l'ensemble de l'ouvrage. Pénétrons plus avant, et voyons par où Forateur se trahit dans la narration proprement dite, dans ces petits récits qui abondent dans l'histoire d'Alexandre par Quinte Gurce.
Prenons par exemple l'aventure plus ou moins problématique de Tarse, la conduite d'Alexandre si vantée par Rousseau *. Le cadre est tracé avec autant de précision que de sobriété : « Le Cydnus traverse la ville. On était en été, et nulle part cette « saison n'a des feux plus dévorants que sur la côte de Cilicie : « l'heure du jour la plus chaude avait commencé. Le roi, couvert « de poussière et de sueur, se laissa entraîner par la limpidité des « eaux à y baigner ses membres encore tout échaufles. Déposant « donc ses vêtements, à la vue de toute l'armée, il descendit «. dans le fleuve. » Tout est pittoresque et vrai; le psychologue apparaît dans la réflexion qui suit : « Alexandre croyait que « ce dédain de toute recherche ne serait pas d'un mauvais eflet « sur les esprits des soldats. » La narration reprend ses droits, et quelques traits rapides achèvent le tableau : « A peine fut-il « entré dans le fleuve que ses membres, saisis d'un tremblement « soudain, commencèrent à se raidir : bientôt la pâleur se répandit « sur tout son corps et la chaleur de la vie sembla l'avoir totale- « ment abandonné. C'est dans cet état, voisin de la mort, que ses « serviteurs le reçoivent dans leurs bras et le portent dans sa « tente, privé de sentiment. »
Le psychologue réapparaît à plusieurs reprises, dans ranal3^se des sentiments qui agitent le cœur des Macédoniens, des regrets, des incertitudes d'Alexandre. L'orateur, qui jusqu'à présent était resté invisible , se montre dans le discours inutile que Quinte Gurce prête au royal malade; il ne s'y montre pas d'ailleurs à son avantage. Alexandre est bien subtil et bien raffiné quand il s'écrie : « Ainsi donc Darius, lorsqu'il m'écrivait une « lettre si fîère, était d'intelligence avec ma fortune! ce sera en