Quinte Curce, V, vn, 9; vni, 1; VI, ii
4. G. Rawi.inson, Tfie sixlh grcat oriental monarchy, Londres, Longmans, 1873, page 366.
5. Sainte-Choix, Examen critique... Op. /., page 504. — Niebuhh, L. /.. page 311. — G. Pinzgeh, L. /., page 100. — J. Mutzell, éd. de KlmwiQ Curce, préface, page lui. —Th. NViedemann, Philologus, XXX, pages 2oi, 25), etc.
6. Quinte Curce, IV, iv, 21 : « Multis ergo casibus defuncta, et post exscidium renata, nunc tandem, longa pace cuncta refovente, sub tutela Romana; mansuetudiuis adijuiescit. »
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28 QUESTIONS PRÉLIMINAIRES SUR QUINTE CURCt: ET SON CEUVRE
qu'alors *, c'est-à-dire, sans doute, de Vasulla, du titre de métropole^ de celui de colonie.
Ce même passage ne nous permet pas d'admettre que Quinte Curce ait vécu sous Septime Sévère.
L'histoire de Tyr, depuis Alexandre jusqu'à la fin de l'empire romain, se divise en deux périodes bien distinctes. Pendant la première, elle est indépendante. Son autonomie est reconnue par les rois de Syrie ' et par Antoine ^ Au début de l'ère chrétienne, Tyr fut privée de cette autonomie par Auguste \ mais elle ne tarda sans doute pas à la recouvrer et put continuer à s'intituler justement Upà, àT'j).o; xal a'jTOvoijLo; '^'r{z^ÔT^o\\z. Plusieurs faits le prouvent; jusqu'en 185, Tyr conserva le droit de frapper des monnaies et d'y faire graver un Silène, emblème de la liberté ^ ; de plus, une inscription de l'an 174, trouvée à Pouzzoles, la qualifie des titres énumérés plus haut^; enfin Ulpien la range parmi les civitates fœderatx^ c'est-à-dire parmi les villes libres ^
Le passage que nous avons cité convient parfaitement à cette première période. Pendant les deux premiers siècles de notre ère, Tyr se gouverne par ses propres lois; elle a son administration, ses tribunaux particuliers; elle est exempte de tout tribut romain, de l'impôt foncier notamment, et même de tous les impôts indirects, comme les portoria; elle ne doit de secours en troupes, en navires, en argent, qu'à titre de services extraordinaires"; elle a, en un mot, son individualité propre, et ses rapports avec le grand empire romain peuvent se caractériser très exactement par le mot tutcià, auquel correspond à peu près notre expression moderne de protectorat.
A partir de Septime Sévère, tout change : ce n'est plus une ville libre ; au lieu de ces titres glorieux, que nous énumérions plus
1. ECKHEL, Doctrina nummoriim^ t. lïl, page 387. — Mionnkt, Description des médailles antiques, r/recques et romaines, Paris, 1806-37, t. V, page 228, sqq. Supplément, t. VIll, page 304.