CHAPITRE III
QUINTE CURCE MORALISTE
I. Progrès de la pliilosophie à Rome au premier siècle; le goût de la morale. Quinte Curce psychologue; ses réflexions morales. — II. Le stoïcisme sous l'empire. Les opinions philosophiques de Quinte Curce.
Si l'art oratoire eut à Rome de nombreux adhérents au premier siècle de notre ère, la philosophie n'en manqua pas.
Les représentants des divers systèmes philosophiques accouraient de tous les points du monde civilisé, de Tarse et d'Alexandrie en particulier * ; des maîtres distingués, les Sextius ^, Nicolas de Damas ^, Solion *, Attale ^, Papirius Fabianus ®, professaient avec éclat. Les empereurs ne songeaient pas encore à s'inquiéter du développement que prenaient ces études tout d'abord assez délaissées; ils eurent même, jusqu'à Vespasien, une certaine complaisance pour elles et pour ceux qui les cultivaient. Auguste les encouragea systématiquement ''; il pardon-