F. Ukberweg, Op. /., page
6. Sénèqlr, Oratorum et rhetorum...., Op. L, Controvers., II, proœm. 1.
7. Julien, Les Césars. Déjà César avait voulu faire un sénateur de Sextius le père (Sénèque, Lettres, XCVIII, 13). Cf. G. A. Saalfeld, Der Hellenismus in Latium...., Wolfenbùttel, 1883, page 214, sqq.
nait aux Alexandrins au nom de son ancien professeur Aréus*, iî se plaisait à rechercher et à transcrire les préceptes de morale que les écrivains romains ou grecs avaient semés dans leurs ouvrages^; il ne dédaignait pas d'écrire des Hortaliones ad philosophiam ^. Galigula voulut enrichir le cynique Démétrius * ; Néron prit plaisir à réunir à sa table des philosophes de toutes les sectes; il le faisait, il est vrai, s'il faut en croire Tacite, dans la secrète espérance de les entendre se déchirer entre eux en termes peu académiques ^.
Malgré les vieux préjugés romains toujours persistants, les philosophes étaient à la mode ^; ils avaient pris place dans l'intimité des plus nobles familles, soit comme précepteurs, soit comme directeurs de conscience. Alexandre d'iEgée fut le professeur de Néron '; tous « les honnêtes gens », Drusus ^ Thraséas % avaient « leurs philosophes » ; Musonius Rufus et Céranus soutenaient de leurs encouragements Kubcllius Plaulus près de mourir *°, et un philosophe dont le nom n'est pas arrivé jusqu'à nous accompagnait jusqu'au lieu du supplice Julius Ganus **.
Les femmes mettaient une certaine coquetterie à ne pas rester étrangères à la science àla mode *2 ; Gornélie, la femme de Pompée, avait, non sans profit, écouté les leçons des philosophes " ; Cserellia devenait, par amour de la philosophie, l'amie de Cicéron **; Octavie, la sœur d'Auguste, acceptait la dédicace d'un traité de philosophie *^ ; Livie cherchait et trouvait auprès d'Aréus une consolation à la mort de Drusus '® ; les plus riches ne dédaignaient
1. Suétone, Auguste, 89. — Julien, Ep. 53. — Dion Gassius, 51.