QuLME Curce, X, ix
lu»'
nées par la mort d'Alexandre ne s'étaient que lentement éteintes.
Il n'a pas davantage parlé de guerre civile dans l'empire romain; on n'avait pour l'affirmer qu'une seule raison tirée de l'identité de situation entre les deux empires à une certaine époque. Cette raison n'existe plus, il faut donc rendre au mot tempestas * son vrai sens de troubles et ne pas faire dire au texte plus qu'il ne dit.
Du reste, la place que Quinte Gurce a donnée à sa digression rend fort improbable toute allusion à une guerre civile réelle. En eflct, cette digression est mise avant le récit du meurtre de Méléagre et de ses partisans, c'est-à-dire précisément avant le début effectif de la guerre civile cbez les Macédoniens *. N'insistons pas; lorsque Quinte Curce signalait, dans son récit, les premières secousses qui présageaient le démembrement de l'empire d'Alexandre, il était sans doute sous l'impression d'événements contemporains. Sous le coup de cette impression, que traduisent certains tours de pbrase ^, il a tout naturellement établi un parallèle entre ces événements et ceux qu'il retraçait, voyant seulement les analogies qu'ils présentaient et ne songeant pas aux différences. Gomme d'ailleurs ce parallèle lui oflrait un moyen adroit de glisser l'éloge du maître et l'occasion de faire un rapprocbement piquant, il n'a pas dû, on le comprend, elre trop exigeant.
Laissons donc toute préoccupation de voir l'au delà du texte; lisons-le simplement et comparons-le avec les diverses circonstances qui accompagnèrent l'avènement de Claude; alors tout concordera, et, par cette comparaison même, le sens de certains mots vagues se précisera, prendra une rigueur presque malbématique.
Ces troubles * si violents et si vite apaisés ne sont-ils pas une claire allusion aux désordres que fit naître la mort de Caligula? Ces troubles n'amenèrent pas, il est vrai, la guerre civile, ils la firent du moins craindre au peuple •'; et, s'ils furent en somme