‹ Étude sur Quinte Curce [microform]Chapitre 6 sur 386 · OviuE, Tristes, II, 356, le laisse entendre · texte numérisé non relu

OviuE, Tristes, II, 356, le laisse entendre

Magnaque pars opcrum mendax et ficta meorum, Plus sibi permisit compositore suo.

Martial aussi.. Epig., 1, iv, 8 :

Lasciva est nobis pagina, vita proba est.

NI

étroite que nous admettons aujourd'hui. Us n'auraient jamais sans doute reproché à Salluste de moraliser après avoir mené une vie scandaleuse \ et ils n'auraient pas trop vivement protesté quand l'austère Sénèque *

En louant Diogène

Buvait le Falernc dans l'or 3,

si Sallusle n'avait été un homme politique, si Sénèque n'avait occupé dans l'État une haute position. En revanche , les mœurs pures d'Ovide ne firent pas excuser la légèreté de ses vers *.

Aussi l'histoire littéraire telle que nous la comprenons, c'est-àdire l'histoire de la vie intellectuelle d'un peuple considérée en elle-même et dans ses rapports avec l'histoire générale, n'exista ni en Grèce ni à Rome; il y a plus, le latin n'a pas de mot qui corresponde exactement à ce que nous entendons par histoire littéraire. Gomme le mot YpauuaTx chez les Grecs, le mot litterœ , chez les Romains, s'appliquait plutôt en elTet à la théorie générale des œuvres littéraires ou aux règles particulières de chacune d'elles, et éveillait bien plus l'idée d'une étude purement critique ou grammaticale que celle d'une appréciation littéraire appuyée sur l'histoire. Ce caractère théorique et critique prédomine dans VOrator et le de Oratore de Cicéron ; il prédominait aussi probablement dans le Siscntia vel de historia % dans le de Compositione satirarum ^ de Varron, ainsi que dans le de Ratione dicendi'' de l'orateur Antoine. Quant à l'exposition historique du développement littéraire, elle n'a dû exister que sous une forme très rudimentaire dans les de Poetis

1. Suétone le laisse entendre en parlant de la satire de Lenœus, afTranchi de Pompée, contre Salluste. Cf. Suétone dans les C. Sueloni.... reliqui.e d'A. ReiCferscheid, Leipzig, 1860, page 112.

2. On a eiïectivement critiqué le peu d'accord de ses actes et de sa morale, car il se défend contre des accusations de ce genre (Sénkquk, de Vita beala, 17). Cf. sur ces critiques : Dion Gassius, LXl, 10; Tacite, Annales, XIV, 53.

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