Voy. Scaligerana I, p. 132, et II , p
2. On peut consulter, à ce sujet , la Vie de Ronsard, par Claude Binet.
3. Le nom de Scévole était bien digne de figurer parmi ceux de la Pléiade : aussi l'y a-t-on inscrit (luclquefois. Après les satellites incontestés de Ronsard, Amadis Janiyn , d'Aurat, Joacliim du Bellay et Rémi Belleau , les uns ont nommé, pour compléter le liste, Etienne JodcUe et Pontus de Tliiard ; les autres, Scévole de Sainte-Mai tbe et Muret.
Sans multiplier, comme il serait aisé de le faire, ces témoignages en faveur de Sainte-Marthe, sans rappeler les anagrammes flatteuses dont il fut honoré durant sa vie*, nous nous empressons d'arriver à celui de ses travaux qui lui assigne un rang distingué parmi les prosateurs, à ses Éloges des hommes qui se sont illustrés en France par leur doctrine, depuis la renaissance-.
Cet ouvrage, qui parut en 1598' et n'avait d'abord qu'un seul livre, a fini, dans ses réimpressions successives'', par en former cinq : la plupart de ses amis le précédant au tombeau lui fournirent, selon les termes d'un de ses biographes S « un triste mais digne sujet de continuer fort longtemps ses Éloges. » Toutefois, malgré ces augmentations considérables et quoiqu'il ne parlât point des vivants, il s'est excusé, non sans raison, de n'avoir pas été aussi complet qu'il eût été désirable*. L'ordre qu'il suit, purement chronologique, est réglé, au moins en général , par la date de la mort des personnages' : Etienne Pasquier fut en 1615 la matière de
1. Jean de Linj^endes trouvait dans Scévole de Sainte-Maitlie ces mots : la docte viuse éternise; et un autre poëte : la sainte rtmse te décore.
2. Gallorum doctrina illustrium, qui nostra patrtimque inemoria llurucrunt , Elogia.