disait, dans sa dédicace à de ïhou, citée plus haut
Niinc senil grave pondus obest; nunc debllis xtas...
3. On voit dans une des lettres des enfants de Sainte-Marthe, mentionnée à ['Appendice, quels furent les derniers éloges qu'il composa : ils sont de 1616. Aucun des hommes morts après 1615 n'a môme été loué par lui.
4. In Nicol. Fabro. Il a caractérisé à peu prés de même Achille de Harlay, en l'appelant dans l'article consacré au père de ce magistrat, "Omnium virtutum admirabile spécimen et hujus aevi sjilendor maximus, »
5. Les Recherches de Pasquier, Vil , 6, montrent quelh' fut uii moment la réputation de ce poète.
( 80 } victime d'une imagination désordonnée mais non sans puissance; Bertaut, qui dut à ses vers une belle et heureuse fortune; Brantôme, joyeux conteur, dont le libre pinceau exprima au naturel les hommes et les mœurs de son temps; Versoris, qui fit éclater de rares talents au barreau, dans un camp opposé à Pasquier, et fut l'une des lumières de nos assemblées politiques * ; Calvin, en qui Bossuet a reconnu l'un des fondateurs de la prose française*; Charron, l'auteur du Traité de la Sagesse, s'appliquant, sur les pas de Montaigne, à ressusciter la philosophie du paganisme; Biaise deVigenère, que l'on égalait alors au traducteur de Plutarque et de Longus, et qui n'a pas peu contribué à nous rendre l'antiquité familière; Loisel , aussi habile jurisconsulte que bon citoyen, dont le Dialogue des avocats a été réimprimé de nos jours; du Perron , qui a introduit l'élégance du style dans les matières théologicfues; du Vair, l'un des principaux représentants de l'éloquence parlementaire au xvie siècle ; et cette seconde Marguerite , à l'esprit non moins séduisant que le visage, dont les Mémoires captivaient à tel point Pellisson qu'il les lut tout entiers, nous dit-iP, deux fois en une seule nuit. Ces noms et quelques autres semblables méritaient bien pourtant, on l'avouera sans peine, d'avoir leur place dans cette brillante galerie du xvi^ siècle.
On osera même ajouter qu'il était digne de Sainte-