‹ Étude sur Spallanzani BiologisteChapitre 12 sur 20 · HER RE · texte numérisé non relu

HER RE

seminalis; les spermatozoïdes s’agitant dans la liqueur séminale n'auraient eu d’autre rôle que de déterminer, par leurs mouvements mêmes, le dégagement de ces effluves.

« C’est Spallanzani (1785)(*) qui, par d’ingénieuses expériences, renversa l'hypothèse de l'aura seminalis : observant sur les batraciens, il plaçca dans une cupule le sperme du mâle d’une grenouille. Dans une autre cupule il plaça les œufs de la femelle, et comme ces œufs sont entourés d’une albumine qui les rend adhérents aux corps sur lesquels ils reposent, il put renverser cette cupule avec les œufs en bas et la superposer à celle qui contenait le sperme. Les condi- Lions étaient certes excellentes pour que l'aura seminalis allät du sperme aux œufs placés à si peu de distance au-dessus de lui. Cependant jamais la fécondation n'eut lieu dans ces circonstances; jamais les œufs ainsi traités ne montrèrent les moindres traces de développement. Au contraire, si Spallanzani prenait, fût-ce avec la pointe d’une aiguille, une minime goutte de sperme et la mettait en contact direct avec les œufs, ceux-ci se segmentaient bientôt et entraient en développement; la fécondation avait eu lieu. En variant ces expériences selon divers modes très ingénieux, Spallanzani démontra que le sperme ne féconde les œufs qu’à condition d’être mêlé à eux; qu'il n’agit pas par une vapeur subtile, mais par sa substance même() ».

« Nous devons au microscope, dit Tourdes, la découverte d'un nouveau monde. Des milliers de corpuscules fourmillent dans les fluides de toute espèce et s’y agitent, s’y meuvent; ils changent de place; ils vont en avant, en arrière et tournent sur eux-mêmes... Quelle est la nature de ces

(!) Expériences pour servir à l'histoire de la génération des animaux et des plantes, par l'abbé SPaLLawzanr, Genève, 1785. () Marmias-Duvaz, Précis d'histologie. — Masson et Cie, 189.

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