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du Tardigrade, du Rotifère, enfin des recherches très curieuses sur les degrés de chaleur favorables ou nuisibles au développement des germes et des œufs ; ainsi que sur différentes moisissures que plusieurs physiciens ont à tort regardées comme le lien qui unit le végétal au minéral ».
La discussion qui s’éleva entre Buffon et Needham, d'une part, et Spallanzani de l’autre porte en elle-même très nettement celle qui devait s'élever cent ans plus tard entre Pasteur et ses contradicteurs, la question de la génération spontanée. La réfutation victorieuse du Professeur de Pavie, que ses contemporains ont presque unanimement admise, que les expériences répétées depuis son époque jusqu’à la nôtre n’ont fait que confirmer et ratifier, font de Spallanzani le précurseur incontesté de Pasteur.
Ses expériences conduites avec méthode, avec une inlassable patience, ne laissant rien à l'inconnu ou aux divagations de l'imagination, ont tué et enterré la théorie de la génération spontanée, et celle-ci n’a pu renaître qu’en s’appuyantsur de prétendus postulats qui n’avaient pour fondements que des dogmes, des sophismes philosophiques.
Et Spallanzani sort encore grandi, par le génie de Pasteur, de la lutte qu’il avait entreprise contre les erreurs de la tradition.
Nous ajouterons, pour faire ressortir que le caractère de l’homme égalait l’intelligence du savant que, durant toute la discussion qui se poursuivit entre Spallanzani et Needham, le premier ne se départit jamais de la courtoisie la plus aimable, de la politesse la plus exquise, quoiqu'il eût souvent à répondre à des propos plus ou moins ironiques dans lesquels Needham laissait percer clairement son dépit. Avec toute la sérénité que donne la conscience de défendre une bonne cause et de faire éclater la vérité, Spallanzani montre
clairement à son adversaire que les infusions enfermées dans | des vases hermétiquement scellés et exposés à une grande chaleur, ne produisent aucun être vivant, de sorte que les animalcules que Needham avait trouvés dans ses infusions n'étaient pas produits par ces substances elles-mêmes, mais
introduits par l'air où leurs germes se trouvaient en sus- 1 pension. É
Nous devons dire que pour Spallanzani, les vers spermatiques étaient de la même nature que les animalcules qu'il à
avait découverts dans les infusions végétales.