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Partout on retrouve, dans le travail du savant sur les infu-
soires, une analogie frappante avec ceux de son immortel successeur Pasteur.
Dès 1768, Spallanzani publia un opusecule sur la cireulation intitulé : Dell’ azione del cuore ne’ vasi Sanguignt (Modène, 1768).
Ce travail, comme tous ceux de ce savant consciencieux, porte lonnnte de la plus laborieuse persévérance. En effet le petit ouvrage qu'il publia en 1768 fut repris et réimprimé avec trois nouvelles dissertations en 1770
° De fenomini della circolazione osser vata nel gtro uni- Nbre de’ vasi :
2° De fenomene della circolazione languente < 3° De moti del Sangue independenti dell azione del cuore e del pulzare alle arterte.
L'ensemble de ces travaux se compose de trois cent trente-sept expériences ingénieuses et méthodiques divisées
ss
en deux séries suivies chacune d’une dissertation dans laquelle l’auteur expose les résultats obtenus.
Nous croyons ne pouvoir mieux faire que de reproduire ci-dessous l'analyse impartiale de cet ouvrage faite par Tourdes et publiée dans les Notices sur la vie littéraire de Spallanzant (Milan, 1800) :
« 1° Le cœur ne se vide pas entièrement dans la systole.…. Haller était d’un avis différent; il se fondait sur ce qu’un résidu de sang dans les cavités du cœur s’opposerait par une excitation constante à l’état de diastole ; mais Félix Fontana a très bien observé que le sang qui reste alors dans les ventricules ne peut tenir en action la force contractile dont ils sont doués.
2° Le sang a-t-il une vitesse égale depuis le cœur jusqu'aux derniers rameaux artériels? Si l’on considère la nature de ce fluide, les tuyaux qu'il parcourt, leurs flexuosités et leurs angles, l'inégalité de leur diamètre, ete., on croit d’abord que le sang se meut avec d'autant plus de lenteur qu’il s'éloigne du cœur; c’est au moins la conséquence qu’il faut déduire de l'application rigoureuse des Jois hydrauliques à l’économie animale. Haller avait soupçonné la fausseté de cette application, s'appuyant principalement sur la vitesse presque égale des grosses artèreset des plus petites veines. Si les dernières, en effet, ont un mouvement aussi rapide que les plus gros troncs artériels, on devait croire que les’artères d’un calibre semblable aux plus petites veines n’ont pas une moindre vélocité; mais ce n’était là qu’une simple conjecture qui vient de se changer en réalité par les expériences de notre auteur... Il trouve constamment que le sang circule avec une vitesse égale dans les gros et moyens vaisseaux ; qu'il ne perd point de cette vitesse dans les plus petits ; que les angles et les courbures, soit naturels, soit artificiels,
n'augmentent ni ne diminuent son mouvement. Cependant le sang n’a pas dans tout ce trajet un cours entièrement uniforme; il éprouve près du cœur une alternative de mouvementet de repos, correspondante à la systole et à la diastole de cet organe. À mesure qu’il s’en éloigne, cette alternative disparaît; le sang coule plus rapidement dans la systole; parvenu aux extrémités artificielles, il se meut avee une égale vélocité. Ces trois périodes de mouvement ne sont bien sensibles que lorsque la circulation n’est troublée par aucune cause étrangère.
3° Les artères se changent en veines, de différentes manières; les unes se contournent vers le cœur pour prendre le caractère de veines; d’autres forment auparavant mille plis et replis; celle-ci s’anastomose directement avec une veine; celle-là n’y communique que par un tissu intermédiaire; tantôt une artère donne origine à plusieurs veines, tantôt une seule veine naît de plusieurs artères. En général, le nombre des globules qui passent d’une artère à une veine correspond au diamètre du canal.
4° On croyait encore, plutôt par théorie que d’après l'observation, que le sang veineux se meut avec d’autant plus de force qu’il s'approche du cœur. Haller a bien vu que le sang cireulait dans le tronc d’une veine avec plus de vitesse que dans les rameaux qui s’y abouchent. Mais un seul fait ne pouvait établir une règle générale... Spallanzani a fait sur cette matière un grand nombre d'expériences. Ayant examiné plusieurs veines dont il a suivi le cours jusqu’à leur terminaison, il à vu que la circulation s’accroit d'autant plus que les vaisseaux veineux augmentent de diamètre, qu’ils recoivent une plus grande quantité de sang, et S'avoisinent davantage du cœur. Quel est le rapport de cette vitesse ? Il est porté à croire que celle des