‹ Étude sur Spallanzani BiologisteChapitre 16 sur 20 · PP EE TR · texte numérisé non relu

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grosses veines n'excède pas tout à fait d’un tiers celle des plus petites.

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°° Lorsque deux veines d’un diamètre très inégal s’anastomosent ensemble, le torrent de la plus grosse s’oppose fortement à l'entrée du sang qui arrive de la plus petite ; aussi la nature n’a établi des communications qu'entre des veines peu disproportionnées ; les petits rameaux qui doivent s'unir à un trone plus considérable, reçoivent auparavant des branches auxiliaires qui augmentent leur calibre, de manière qu'il devient insensiblement égal à celui du tronc, et que le sang n’éprouve plus d’obstacle. Telle était la théorie de Haller, contredite par les expériences de Spallanzani qui trouve que le sang passe sans retard et sans obstacle des plus petites veines dans les plus grosses, quel que soit même l’angle du rameau avec le tronc. Presque tous les vaisseaux offrent le même phénomène, et la règle de Haller n’est tout au plus qu’une exception.

6° Le mouvement du sang dépend-il uniformément de la force du cœur? C’est le sentiment de notre professeur ; il en est même si convaincu, qu’il espère persuader le lecteur le plus incrédule..…. Il est bien surprenant que celui qui a vu tant de fois le sang circuler avec vitesse et régularité dans des vaisseaux séparés du cœur, par section ou par ligature ; qui s’est assuré d’une action propre aux artères et aux veines; qui a attaqué avec tant de force la théorie trop générale d’Harvey, qui a combattu par les arguments les plus directs les sentiments des mécaniciens, ait adopté une opinion aussi favorable à leur hypothèse, aussi contraire à ses expériences, opposée même au titre d’une de ses dissertations : des mouvements du sang indépendants de l’action du cœur.

7° Les veines sont en plus grand nombre que les artères ; elles ont un diamètre plus considérable ; elles n'éprouvent

qu'indirectement l’impulsion du cœur. Cependant Spallanzani nous assure que le sang circule avec la même vitesse dans les veines et les artères, quel que soit leur distance

du cœur, leur calibre, leur longueur : la seule condition exigée, c’est que les artères et les veines doivent être satellites; car si l’on compare celles qui appartiennent à des organes différents, on trouve une grande différence dans le cours du sang ; ainsi il coule plus vite dans les vaisseaux des poumons que dans ceux du mésentère, etc.

8° Haller est le seul qui ait recueilli les phénomènes de la circulation languissante, c’est-à-dire, lorsqu'elle est sur le point de cesser; d’abord forte et rapide, elle diminue de vitesse, elle devient irrégulière ; le sang rétrograde, il oscille. il s’arrête..….. Spallanzani assure que toutes ces irrégularités proviennent de la méthode suivie par Haller; que le sang diminue d’abord de vitesse, se ralentit peu à peu, et s'arrête d’une manière progressive et insensible, sans jamais présenter (dans l’état de nature) ni oscillation, ni balancement, ni mouvement rétrograde, etc.

9° Si l’on ouvre une artère ou une veine, le sang qui y circule forme à l'instant un double courant qui se dirige. vers l'ouverture. La colonne supérieure rétrograde, l’infé- . rieure remonte ; et l’une et l’autre s’échappent, en redoublant de vitesse, par le trou qu’on a pratiqué. Cette découverte, due à Bellini, a été variée de mille manières, par notre pro- : À fesseur, sur des vaisseaux d’un calibre différent, d’une vitesse * inégale, plus ou moins éloignés du eœur : le résultat a toujours été le même. Quelle peut être la cause de cette accélération et de ce double courant? Haller l’attribua d’abord à l'attraction des globules. Mieux instruit ensuite, il admit une contraction invisible dans les parois des vaisseaux : ‘c’est aujourd'hui lopinion la plus accréditée; elle ne s’accorde

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