‹ Étude sur un cas de linite plastiqueChapitre 7 sur 17 · FE · texte numérisé non relu

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volume. Résistant à Ia pression, il crie sous le scalpel et présente une épaisseur de parois considérable, Enfin on note l’existence de la rétro-péritonite calleuse de Hanot et Gombault.

Quelle était la nature de l'affection, c’est ce que va nous montrer l'examen histologique.

EXAMEN HISTOL£ GIQUE

Une coupe de l'estomac, après fixation et inclusion dans la paraffine, nous montre ce qui suit:

La distinction des différentes tuniques de la paroi est parfaitement nette et l'hypertrophie porte sur toute les tuniques, mais cependant elle est très prédominan- . te sur la tunique sous-muqueuse.

La muqueuse est épaissie et forme une couche régulière. Elle est tomenteuse, présentant des piis épais, mais partout son épaisseur est sensiblement égale. A sa partie profonde en particulier, elle est parfaitement limitée du côté de la sous-muqueuse par une zone continue de tissu très riche en fibres élastiques formant barrière.

Il est certain que toute cette muqueuse est en état manifeste d’hyperplasie. Très peu de régions offrent l'aspect typique de glandes en tube dont la coupe est parallèle à l’axe. Même dans les régions où l’on peut voir un tube dans sa longueur, celui-ci a perdu son aspect normal. Ilreprésente plutôt une simple fente avec des cellules épithéliales éparses, ordinairement desquämées, ces cellules n’offrant plus aucun des carac-

tères de l'épithélium normal des glandes gastriques.

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Il n’y a que certains points très peu nombreux où lon peut retrouver la forme glandulaire typique avec lumière bordée d’un épithélium régulier cylindro-cubique.

Le plus souvent, les glandes sont coupées plus ou moins obliquement par rapport à leur axe. Il en résulte la formatiôn d’une série d’alvéoles juxtaposées, en général très régulièrement cylindriques. Certaines montrent un épithélium continu bordant une lumière centrale; mais le plus grand nombre n’offrent à la vue que des cellules desquamées sans ordre et de forme irrégulière.

Le plus grand nombre de ces éléments épithéliaux soit normaux et réguliers, soit irréguliers, est mortifié. Il est impossible d’arriver à colorer ceux qui occupent les deux tiers supérieurs de la muqueuse. Il n’y a que ceux qui occupent la partie pepe En dont ôn parvient à colorer les noyaux.

En quelques rares régions, le squelette conjonctif qui sert de soutènement aux glandes est un peu induré, sclérosé, mais, dans la plus grande partie de la coupe, il est très fin, très délié, ne semblant pas malade.

Les sortes d’alvéoles qui sont ainsi circonscrites contiennent souvent seulement, une, nas où : Ho cellules desquamées libres.

La limite entre la muqueuse et la sous-muqueuse est formée par une bande de tissu de quelques dixièmes de millimètre, très régulière et partout continue. Elle se différencie parfaitement de la muqueuse et de la

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Sous-muqueuse, Sa caractéristique est de présenter un réseau très dense anastomosé en tous sens de très fines fibrilles élastiques, grenues, se colorant du reste assez

mal. On trouve, en outre, des éléments cellulaires al-

longés et des fibres allongées. Cette couche semble le vestige de la museularis mucosæ absolument méconnaissable dans la plus grande partie de la coupe. Et ce qui permet de poser ce diagnostic C’est l'existence, en certains points, de faisceaux de fibres musculaires lisses, dissociés par un tissu de sclérose.

Cette couche est coupée par d’assez nombreuses fentes vasculaires, en général perpendiculaires à sa direction et réunissant la ‘sous-muqueuse à la muqueuse, En quelques points, les parties les plus superficielles de cette couche sont infiltrées et dissociées par des éléments cellulaires isolés où groupés que par comparaison avec ce que lon voit dans les autres tuniques, on est porté à considérer comme des éléments cancéreux. Cependant, il est bon de faire remarquer qu’il n'y a pas d’effraction nette de cette couche, elle est continue. î

Au-dessous d'elle, 1a sous-muqueuse est hypertrophiée et régulière. Du côté de la muqueuse, elle est ondulée, épousant les plis de la muqueuse; du côté de la musculeuse elle est limitée par une ligne presque droite. |

Elle est dense, essentiellement fibroïde, colorée en rouge vif par le van Gieson. C’est le type auquel on ne peut mieux appliquer la conception (ex lino rete factum ».

En effet, elle est essentiellement occupée par un réseau dense, anastomotique de faisceaux de tissu conjonctif. :

A un examen rapide, on ne, voit que cela: Faisceaux fibreux, ondulés, dont la direction générale est dans la moitié ou les deux tiers supérieurs perpendiculaire à la muqueuse et dont la moitié ou le tiers inférieur est parallèle ou plus ou moins oblique à la musculeuse.

Ces faisceaux, colorés par le van Gieson, sont caractéristiques : ondulés, fibrillaires, denses, en certains points, en d’autres ils s’effilent en fines fibrilles, . décrivant des arabesques, s’entrecroisant sous tous les angles. D'une façon générale, ce tissu est plus dense, plus fibreux dans la moitié inférieure près de la musculeuse que dans la moitié supérieure sous-muqueuse,

Ce tissu est incontestablement très pauvre en cellulles fixes, elles sont de plus petites et de faibles proportions. Ce fissu est également pauvre en fibres élastiques. On en trouve cependant quelques-unes qui émanent de la couche élastique séparant la sous-muqueuse de la musculeuse et qui vont se perdre plus ou moins loin dans la sous-muqueuse:

1° Autour des vaisseaux ;

.2° Pour quelques-unes éparses çà et là.

Dans cette sous-nuqueuse, on rencontre d'assez nombreux vaisseaux dont les plus volumineux sont situés à peu près à l'union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs; ce sont des artères et des veines.

On en trouve encore d’autres assez nombreux : arté-

rioles, veinales et capillaires, surtout dans la portion immédiatement sous-jacente à la muqueuse,

Dans les grosses ramifications artérielles on remarque un peu d’endartérite; les petites artérioles en sont indemnes. Rien aux veines, ni aux capillaires.

Les, grosses ramifications vasculaires sont, en général, entourées de tissu cellulaire lâche avec de nombreuses fibrilles élastiques.

Les éléments cellulaires de cette couche sont représentés :

1°. Par des ilôts inflammatoires.

On en trouve quelques-uns rares, disséminés au-dessous de la muqueuse; d'autres disséminés çà et Ià sans ordre apparent, dans la Sous-muqueuse, d’autres enfin beaucoup plus nombreux près de la musculeuse. Ces ilôts sont, en général petits, formés par une accumulation de lymphocytes; ils simulent de petits abcès. Leur centre n'est représenté que par des lymphocytes sans tissu. À la périphérie il y a une dissémination des éléments dans le tissu voisin.

On trouve souvent, au centre où à la périphérie de ces ilôts, soit un tube creux d’épithélioma, soit un oroupe irrégulier de cellules cancéreuses. IIS apparaissent ainsi comme une réaction inflammatoire au voisinage d'éléments néoplasiques.

2° Par des globules blancs migrateurs disséminés. Is sont relativement peu abondants en dehors des noduies inflammatoires.

3° Par les cellules fixes du tissu conjonetif, plus

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