‹ Étude Sur Un Prix De Revient AgricoleChapitre 16 sur 34 · RAT NES · texte numérisé non relu

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question a peu d'importance, dit M. Rouilly, en 1935, car, par suite de la baisse des cours, tous les baux étant en nature, les deux valeurs locatives tendent à se rapprocher singulièrement. Sera éliminé, par ce fait, tout ce qui concerne le capital foncier.

Quant à l'exploitant, il engage dans l'exploitation un capital destiné à constituer la monture et le fonds de roulement et il demandera à l'exploitation de lui donner un intérêt normal de ce capital. Nous conviendrons cependant de ne pas porter cet intêrêt dans les charges de l’exploitation. Ceci semble pouvoir prêter à discussion, pourtant il nous paraît logique, et surtout intéressant, de comparer le bénéfice net de l’exploitation à cet intérêt, au lieu de faire entrer cet intérêt dans le prix de revient.

De plus, l'exploitant, personnage extérieur à l’exploitation, doit être considéré comme fournisseur ou client de cette dernière et la comptabilité doit tenir compte de ses apports et de ses prélèvements. Quand ces apports sont du travail (lorsqu'un jour par exemple le spécialiste étant absent, le fermier conduira lui-même son tracteur), nous convenons d'estimer ce travail de l'exploitant au prix de celui effectué par un chef de culture.

29 Le calcul du résultat net global de l'exploitation.

Le capital d'exploitation initial constitué par la monture et le fonds de roulement subit par la suite des transformations, d'argent en matières et de matières en argent. Le cheptel mort se déprécie, le cheptel vif augmente ou baisse de valeur ; au bout d’un certain temps ce capital initial a augmenté ou diminué. Si l’exploïtant ne faisait ni apport ni prélèvement, cette augmentation ou cette diminution représenterait très exactement le bénéfice net réalisé pendant ce même temps.

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On analysera périodiquement la consistance du capital en monture et fonds de roulement en faisant l’inventaire. La $. A. C.E.R. exécute ces inventaires tous les ans soit au 1e janvier soit au 1er juillet. Et, pour ce faire, les principes adoptés sont les suivants :

a) L’estimation du cheptel vif est faite à la valeur du jour. On divise habituellement le cheptel vif en cheptel de croît et cheptel de travail, on estime le premier à la valeur du jour et on amortit le second comme un véritable matériel. Nous n’emploierons pas cette méthode, car, avec M. Rouilly, nous ne croyons pas qu’on puisse considérer comme fixe la dépréciation d’un cheptel de travail par le seul fait qu'il s’agit d'animaux vivants. Par ailleurs, dans beaucoup de cas, les animaux de croît sont utilisés comme animaux de travail, d’autres passent à un moment donné du cheptel de croît au cheptel de travail. L’estimation annuelle est le procédé le plus simple et le plus souple.

b) Le cheptel mort est amorti régulièrement d’une façon conventionnelle, procédé simple, mais qui laisse cependant la possibilité de bloquer, au compte d’une année donnée, l’amortissement d’un matériel mis brutalement hors d'usage. Nous admettons 10 p. 100 pour la généralité du matériel, 20 p. 100 pour les autos et tracteur, 5 p.100 pour les installations telles que hangars, silos, etc.

Le matériel neuf acheté dans l’année est porté au prix d'achat à l’inventaire suivant et n’est amorti qu’à partir de cette date.

c) Les récoltes et les marchandises en magasin sont estimées au cours du jour.

d) Les récoltes en terre sont estimées par le travail et les matières absorbées jusqu'au moment de l'inventaire.

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