‹ Étude Sur Un Prix De Revient AgricoleChapitre 24 sur 34 · TOUS · texte numérisé non relu

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Lorsque les cours tombent à 164 francs, il est facile de deviner que le planteur n’a plus du tout une rémunération couvrant son prix de revient.

En 1935, les prix payés par la même sucrerie sont les suivants :

Cours du sucre blanc n° 3 à 200 francs.

Pour une densité de 70,5, la tonne de betteraves est payée 131 fr. 50.

Pour une densité de 8°, 151 francs ; pour 82,5, 168 francs.

Cours du sucre blanc n° 3 à 170 francs.

Pour une densité de 70,5, la tonne de betteraves est payée 108 fr. 80.

Pour 8° : 125 fr. 35 ; pour 89,5 : 139 fr. 80.

Ce qui représente des prix allant de 64 p. 100 à 84 p. 100, des cours du sucre blanc n° 3.

Nous pouvons nous baser sur ces prix qui sont, à 1 ou 2 francs près, très proches des prix habituels.

Nous voyons donc, en 1930 comme en 1935, quels sont les prix de vente auxquels l’agriculteur peut prétendre.

Au prix de revient de 150 francs la tonne, comme nous l’avons calculé, les tarifs ne sont rémunérateurs que si lagriculteur peut offrir une betterave de densité 80,5 ou 8° et en bénéficiant d’un cours du sucre à 200 franes (sans oublier que nous supposons un rendement de 30 tonnes).

Donc, en règle générale, le planteur de betteraves est en perte.

SECTION II. — Les remèdes pour un prix de vente plus rémunérateur.

$& 1. — La compression du prix de revient.

Dans toutes les entreprises, qu’elles soient commerciales industrielles ou agricoles, on cherche toujours à obtenir un

prix de revient qui soit le plus bas possible. Il arrive qu’une industrie étant mal organisée, ou en cours d'organisation, le prix de revient du produit obtenu soit trop élevé, vu les circonstances économiques du moment, et cela se traduit généralement par un résultat déficitaire de l’exploitation.

Notre prix de revient de l’hectare de betteraves est-il . trop élevé? Autrement dit : étant donné la situation économique actuelle, le fermier peut-il comprimer ce prix de revient jusqu’à un chiffre inférieur à celui que nous avons trouvé ?

La réponse va résulter de l’examen des différentes catégories de dépenses qui permettra de dire quels postes pourraient être réduits.

La main-d œuvre. — I] ne faut pas songer à la diminuer, non plus qu’à diminuer le taux des salaires, car la maind'œuvre agricole, il faut le reconnaître, est la moins rémunérée pour un travail parfois ingrat et souvent pénible. De plus, elle a déjà été très touchée par la baisse des salaires (15 à 20 p. 100).

Il est peut être possible de chercher à augmenter le rendement du personnel par un travail mieux organisé, grâce au service des primes.

La traction. — Les animaux de travail ne peuvent être remplacés par des tracteurs, mais ce qu’il faut c’est trouver un équilibre entre les deux modes de traction, de façon à n'avoir pas d’attelages en surnombre qui ne seraient économiquement utilisables qu'aux moments de presse. En un mot, il faut augmenter le coefficient d'utilisation des animaux de trait.

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