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enfin, gagner les autres industries sucrières à l’accord Chadbourne. |
À la suite de difficultés qui s’élevèrent entre pays producteurs, principalement Java et Cuba, une Conférence du Sucre se tint à Londres qui n’aboutit pas, le Sénat américain refusant de lier les États-Unis en ratifiant l'accord. Le plan Chadbourne eut pour résultat une réduction des stocks et de la production des pays signataires qui ont bien voulu l’exécuter, car son défaut essentiel était de ne pas avoir de sanctions efficaces.
Les pays non signataires bénéficièrent de ces restrictions imposées aux autres. La France, qui n’était pas signataire de la Convention Chadbourne, semble avoir résolu ses questions betteravières et sucrières en reprenant à son compte la maxime célèbre « Italia fara da se ».
Dès le 29 novembre 1923, sur l'initiative de M. Henry Chéron, à ce moment-là Ministre de l'Agriculture, une commission centrale et des commissions régionales furent créées. La commission centrale avait à sa tête M. Félix Laurent, inspecteur général de l'Agriculture.
L’exposé des motifs du décret déclare :
« Les questions qui touchent aux rapports entre plan- « teurs et fabricants de sucre soulèvent, chaque année, des « difficultés qu’il importe d’aplanir.
« Par analogie avec ce que nous avons fait pour les pro- « blèmes concernant le blé, les farines et le pain, j'ai le « désir de constituer une commission supérieure consulta- « tive et des commissions locales dont le but sera de rap- « procher les intéressés, de faciliter entre eux la prépara- « tion des contrats applicables à chaque campagne, de « concilier les intérêts en présence et de me donner leur « avis sur les différents problèmes relatifs aux inté-
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« rêts généraux des professions betteravière et sucrière.
« Je désire, au surplus et par-dessus tout, que ces com- « missions étudient les questions relatives à l’intensifica- «tion de la production betteravière, si nécessaire à la « prospérité générale de l’agriculture, et en connexité si « étroite avec la culture du blé... »
Ce dernier vœu était très compréhensible à l’époque où fut pris le décret ; il le deviendra beaucoup moins par la suite.
En 1930, arrive la grande crise de surproduction. Devant la nécessité, producteurs de sucre et planteurs de betteraves, agissant par l'intermédiaire de leurs groupements corporatifs respectifs, vont s’entendre 1.
Ce fait est extrêmement important pour qui connaît la mentalité individualiste du cultivateur français et c’est pour le souligner que nous avons entrepris le chapitre 111 de cette étude.
L'accord va porter sur deux points principaux, d’abord stockage de l’excédent de la production, excédent que nous avons vu être de 200.000 tonnes, ensuite adaptation de la production à la consommation.
Le 2 avril 1932 sont signés des accords groupant 83 p. 100 des producteurs et planteurs de betteraves. Grâce à eux, vont être stockés 175.000 tonnes de sucre excédentaire ; stocks qui ne pourront être écoulés qu'avec la hausse du marché. Intervient également le statut équilibrant la production et la consommation. Le contingent de la production métropolitaine possible fut fixé au chiffre de
1. Les planteurs sont groupés à la Confédération générale des planteurs de betteraves (en abrégé C.G.B.). Les sucriers sont groupés à l’Association syndicale pour la défense des intérêts économiques, agricoles et sucriers.
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800.000 tonnes (valeur en sucre raffiné). Les contingents des années qui suivirent furent :