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Sanson, l'Ontario de St Loys (1650), l'Ontario ou Lac de S. Louys (1656); l'auteur de la carte dressée pour la campagne de 1666, contre les Agniers, l'appelle : Lac Ontario ou le grand fleuve des Iroquois. En 1691; le P. Christian Le Clercq lui rendra le nom de Frontenac en attendant qu'il reprenne celui d'Ontario qu'il avait reçu des Indiens.
Le fort de Frontenac est indiqué, mais non la mission sulpicienne de Kenté que Fénelon et Trouvé avaient fondée en 1668.
Au nord-ouest il marque, sans les nommer, la rivière Humbert, le lac Simcoe, ainsi que la Severn qui réunit ce lac à Georgian Bay (/'Iroquois See de Stieler).
Il a figuré grossièrement la côte méridionale quand il lui suffisait, pour faire un tracé correct, de consulter Galinée, son ancien compagnon. aui la «donne assez exactement" ».
Il supprime le canal de Niagara et réunit le lac Frontenac au lac Erié par un détroit comme celui de Gibraltar. Il marque cependant la cataracte par des points et par cette
1 « Lac Ontario. J'ai passé du côté du sud que je donne assez eXac- » tement ». (Carte du pays que MM. Dollier de Casson et de Galinée,
% missionnaires de S* Sulpice, ont parcouru, dressée par le même M: de Ÿ Galinée). Voir la réduction donnée par l'abbé Faillon, Histoire de la Colonie française du Canada, t. HI, p. 305.
! L'original de cette carte est perdu. Une copie faite pour la bibliothèque du parlement canadien est également perdue. Toutes les recherches faites par notre ami M. Benjamin Sulte, d'Ottawi, n’ont pas donné de résultat. Cette double perte est d'autant plus regrettable que la réduction de l'abbé Faillon ne reproduit pas toutes les légendes de l'original.
légende : Sault — portage de demilieue. Galinée, qui ne connaît le Niagara que par les rapports des sauages, le donne beaucoup plus exactement.
Pour Champlain, le lac Erié est tout simplement un gonflement du Saint-Laurent. Sur sa carte de 1632 ce lac est anonyme, sur celle de 1643 il est appelé Lac Derié. En 1650, N. £anson le trace assez bien, mais sans nom ; en 1656 il lui donne le nom de L Erié ou du Chat, et son tracé perd beaucoup en exactitude. Cavelier de la Salle l'appellera Conry, mais le vieux nom d'Erié finira par prévaloir !.
Dans la carte de Joliet ce lac est méconnaissable. Il forme un triangle équilatéral dont le sommet est aux chutes du Niagara.
Galinée, qui en a vu les côtes septentrionales, se trompe aussi quand il fait de Long Point Island une grande péninsule. Malgré cette déformation, le tracé, pris dans son ensemble, est d’une exactitude remarquable.
Joliet supprime le canal de Détroit, le beau lac Saint- Clair et la majestueuse rivière Saint-Clair ? qui reçoit,
1 Ce nom de Conty se conservera chez les Récollets jusqu'en 1691, époque de la publication du Premier établissement de la foy, mais les Jésuites ne l’accepteront pas : ils conserveront toujours celui d’Erié ou Lac de la Nation du Chat.
2 Galinée représente bien cette contrée, mais il écrit sur la rivière Saint-Clair une légende qu'il aurait mieux fait de négliger. « Ici », dit-il, « était une pierre idole des Iroquois que nous avons mise en » pièce et jetée à l'eau ». C’est du fanatisme, ce que Voltaire appelait « une folie religieuse sombre et cruelle ». C'est avec ces sottises