‹ Etude sur une carte inconnue [microforme]Chapitre 3 sur 6 · PARA D · texte numérisé non relu

PARA D

pour les porter au lac Erié, les eaux du lac Huron. Il réunit ces deux lacs par 38° 30° de latitude nord et place sur le 45°, un degré trop au sud, la côte septentrionale du lac Huron.

Sur la carte de Champlain, de 1632, on lit cette légende : Mer douce. Descouuertures de ce grand lac, et de toutes ses terres : depuis le sault S. Louis par le S' de Champlain, es années 1614 et 1615, iusques en l'an 1616.

Le tracé de Champlain est très-défectueux. La côte septentrionale est assez correctement indiquée, mais le lac est tellement aplati du nord au sud que la côte méridionale se trouve presque sur le même parallèle que la côte septentrionale du lac Ontario. Le lac Supérieur est pour ainsi dire dans le prolongement du lac Huron.

Dès 1631 on trouve trace sur la carte de H. Hondius (America noviter delineata) de l'Ottawa, de l’île des Allumettes et du lac Nipissing, des lacs Frontenac et Huron.

Joliet forme du lac Huron une seule masse. On y voit bien la Grand Manitoulin Island, si célèbre dans les légendes indiennes, mais non la partie péninsulaire du comté Grey qui forme, avec la Grand Manitoulin, la séparation entre Georgian Bay et le lac Huron proprement dit.

Dans le prolongement ouest de Grand Manitoulin il place les deux grandes îles qui portent maintenant les

qu’on allume et qu’on attise les haines et les guerres ; c’est par ce beau zèle qu’on étouffe la mémoire du passé. Le fanatique est la peste de l'humanité.

Qui nous dit que les Iroquois n'ont pas fait payer cher aux chrétiens la destruction de cette idole ?

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